Attention à la boulimie d’infos !

Je pense que l’épidémie de coronavirus, ou encore de son petit nom Covid_19, ne vous a pas échappé.

Un des problèmes qui m’ont beaucoup touché dans les premiers temps et sûrement vous aussi c’est la boulimie d’informations. Notre cerveau a besoin de manger de l’information. Or, comme nous sommes sans arrêt stimulé… Notre cerveau en mange beaucoup. C’est même un enjeu pour la publicité.

Le problème avec cette épidémie est que nous avons envie d’avaler encore plus d’informations. D’autant plus que nous ne connaissons pas réellement ce virus, que les médecins ont des difficultés à comprendre les effets de ce petit bout dans notre corps, qu’il est potentiellement très dangereux et qu’il bouleverse notre vie à tous.

Personnellement, dans les premiers temps, j’ai passé du temps sur les réseaux sociaux pour récupérer le maximum d’informations possible, en espérant comprendre ce qui allait nous tomber dessus. En plus notre cerveau a envie de comprendre, de donner du sens.

Les réseaux sociaux nous gavent

(Mal)heureusement, les réseaux sociaux permettent de rassembler plein d’informations et de laisser libre cours à notre boulimie d’informations. Le pire, à mon goût, est Twitter. Ce fichu oiseau me fascine tellement depuis le début de l’année (il faut dire que 2020 a commencé de manière tellement bizarre !). Les hastags de Twitter sont terribles. Plus les gens utilisent un hastag, plus le mot tagué apparaît à droite, en tendance. De fait, il suffit de cliquer dessus pour avoir plein d’informations sur le coronavirus et la situation dans le monde lié à la pandémie. De quoi manger jusqu’à ne plus pouvoir rien ingérer !

Pire encore, les réseaux permettent de transférer encore plus facilement les fakes news les plus angoissantes. Notez que sous le terme fake news je regroupe les informations fausses et les informations dont je ne peux pas vérifier la véracité. Comme les vidéos de gens qui tombent en pleine rue, atteints par le virus. Je ne sais pas si c’est réel. Et je dois vous avouer aussi que je n’ai pas envie de savoir si c’est réel. Parce que tout ça soulève un autre problème.

Cette boulimie d’informations, disponible en continu, nous rendant comme des oies gavées par Big Brother, est terriblement angoissante. Je vais éviter de transformer ce texte en article de neurosciences. Si vous êtes intéressés par ce sujet, filez sur mon blog d’hypnose. Je vais donc tenter de rendre l’information plus digeste, simple, et métaphorique. Dans notre cerveau nous avons une alarme. Elle s’allume quand nous sommes en danger pour entraîner une réaction de notre part, comme la fuite ou le combat.

Les réseaux sociaux nous alarment

Peut-être que vous arrivez à gérer la situation correctement, et dans ce cas, bravo. Mais pour beaucoup de gens, toutes ces informations anxiogènes allument l’alarme tout le temps. Nous avons bien une partie de notre cerveau qui avertit l’alarme quand le danger est passé et que nous pouvons nous calmer et reprendre un rythme normal. Mais là, ce coin de notre cerveau ne peut pas travailler correctement. Il y a bien trop d’informations pour cet ensemble de neurones. Alors l’alarme reste allumée, et ça stresse, angoisse, fait peur. Et le problème est que plus l’alarme est allumée… Plus elle reste allumée.

Et toute cette boulimie d’informations continue de dire à l’alarme de continuer de sonner… Et tant que nous ne décrochons pas de Facebook, Twitter et compagnie… Parce que ces sites sont faits pour nous donner envie de rester et donnent à nos cerveaux friands beaucoup d’informations à manger. En tant que webdesigneuse, je peux voir ces mécanismes qui nous poussent à s’accrocher aux sites pour recevoir notre dose d’informations, de dopamine et le reste… C’est d’autant plus dommage que là, plus nous restons sur les réseaux, plus nous risquons de tomber sur une information effrayante !

Alors pensez-y. Essayez de limiter votre faim d’informations. Je sais, ce n’est pas simple. Mais cela va avoir une influence directe sur votre état d’esprit, votre bien-être mental. Plus vous limitez les informations inquiétantes pour votre alarme, plus celle-ci va se calmer.

Et ce conseil, ce principe, il va aussi falloir que je l’applique moi-même !

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