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Devenez un pro d’Instagram

Être présent sur les réseaux sociaux, un véritable enjeu !

Aujourd’hui, il est nécessaire d’être présent en ligne pour mettre en avant son activité. Si vous le souhaitez, je pourrais donner plus d’explications sur ce sujet en rédigeant un article plus long.

Mais je peux parier que vous réfléchissez à un site web pour les mêmes raisons que vous allez avoir besoin d’être présent sur les réseaux sociaux.

Une team de pro d’Instagram

Comme je préfère me concentrer sur les sites web en particulier, je vais vous présenter une équipe qui vous apportera l’aide nécessaire pour décoller sur la plateforme. Et pour cela, il vous suffit d’aller visiter INSTAGRAM SUPREMACY | Tips et Tricks Instagram par Pablo Guirao

Sur ce groupe Facebook, vous aurez une quantité d’astuces phénoménale pour vous aider. Et les membres du groupe prouvent que ces astuces fonctionnent. Alors foncez !

Les fakes news : les TT Twitter

Bonjour à tous ! J’espère que vous survivez aux fêtes et au retour au travail sous fond de grèves des transports.

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de quelque chose qui traîne beaucoup sur Twitter ces derniers jours et que je vois pendant ma veille : les TT Twitter, et les fakes news. Pour ma part, je vais élargir la définition de fake news à toutes les tentatives pour manipuler notre opinion. Autre traduction, pour ceux qui en ont besoin : les TT sur Twitter, ce sont les tendances qui vous trouvez dans un encadré, à droite, sur votre fil d’actualité. Elles regroupent les sujets discutés par le plus de gens sur le réseau social. C’est donc un bon moyen de prendre le pouls du monde.

I)Pourquoi c’est embêtant

Comme vous le savez, en France, l’actualité sociale est très chargée. Entre la réforme des retraites, les grèves, les blocages divers, les violences policières, la ratp, la sncf… Beaucoup de gens en parlent sur Twitter et ces sujets se retrouvent dans l’encadré des tendances.

Cas pratique

Imaginons que vous êtes un usager du RER A (j’en suis fort désolé). Vous prenez le RER A le matin, comme tout le monde, et vous ouvrez Twitter. Vous regardez les tendances, vous cherchez ce qui se dit sur le RER A, pour avoir des informations pour anticiper la suite de votre voyage. Beaucoup de naufragés du RER A vont parler de la quantité monstrueuse de gens qui patiente à Châtelet pour rejoindre d’autres trains. D’autres vont expliquer que leur train stationne à Auber sans aucune raison. Ces renseignements sont très pratiques, pour réadapter votre trajet. Mais en lisant ce que les gens disent vous allez aussi tomber sur d’autres tendances. Des gens qui maudissent les grévistes, et des gens qui les soutiennent. Qu’importe votre position dans notre cas pratique.

A) Twitter : un outil au service de la communication

Prenons les gens qui sont contre les grévistes. Parmi ce groupe, j’ai repéré beaucoup de gens qui soutiennent ouvertement le président Macron, et provenant d’un parti politique. J’ai voulu me renseigner sur internet à ce sujet, et je me suis rendu compte qu’en fait, il y a des groupes qui postent régulièrement des tweets de soutien au président. Ils ont une organisation précise pour être efficace et faire apparaître des tendances. Et pour cela, ils postent beaucoup de messages.

En soi, nous sommes dans un pays libre, chacun devrait pouvoir penser ce qu’il veut et être libre de donner son opinion. Et cela sans blesser qui que ce soit. C’est tout de même vraiment bien que des gens qui soutiennent le président Macron puissent avoir des outils pour le faire.

De l’autre côté, il y a les gens qui soutiennent les grévistes et les grévistes eux-mêmes. Eux aussi postent beaucoup. Ils font apparaître des tendances, comme les nombreux appels à la grève. De plus, Ils sont contre le gouvernement et le président Macron. Ils veulent le retrait de la réforme et cherchent à bloquer le pays pour faire entendre leur voix.

Là encore, ils pensent ce qu’ils veulent. Du moment que ça ne termine pas en combat sanglant, moi ça me va. Ils utilisent Twitter pour faire passer leurs messages, et c’est vraiment bien qu’ils aient un outil pour le faire.

B) Qui manipule qui ? Qui a raison, qui a tort ?

D’un côté, nous avons les « pour ». Ils nous disent que tout va bien, que la réforme est super et va arranger tout le monde. Et ils expliquent que les cheminots prennent les Français en otage (mot qui est sujet à débat) et que la majorité des Français, silencieuse, soutient le président. Ils nous informent aussi que le trafic ferroviaire s’améliore.

Mais…

Le problème est, en faisant quelques recherches, que la réforme des retraites n’est peut-être pas si avantageuse. Et beaucoup de gens soutiennent la grève. Puis, quant au trafic ferroviaire qui s’améliore, ce n’est pas ce que disent les gens qui empruntent les secteurs les plus fréquentés. La situation à Châtelet et à Gare du Nord est vraiment très mauvaise, tant il y a de gens en heure de pointe. Puis, personnellement, j’ai vu beaucoup de stations de métro fermées.

Regardons du côté des « contre ». Les « contre » ont des arguments que je trouve personnellement très attirant. Je vais essayer de rester neutre, toutefois. Ils disent que la réforme n’est pas avantageuse pour tout le monde. Selon eux, nous allons partir plus tard à la retraite et avec moins d’argent. Nous glissons dans un système de retraite par capitalisation, qui peut nous faire perdre beaucoup d’argent. Certains « contre » rêvent aussi d’un monde meilleur, sans capitalisme, plus écologique (parce que avec le changement climatique, le temps presse si on ne veut pas finir comme en Australie). Mais ces rêves se font détruire à coups de matraques et de LBD dans la tête par une justice injuste, violente. C’est pourquoi des milliers de manifestants se battent pour défendre nos libertés.

Mais…

Le problème est qu’a priori oui, la réforme des retraite n’est pas avantageuse et nous ferait perdre de l’argent. Quant à l’argument écologique, il est urgent que nous changions tous. Mais je suis tombée sur des posts qui me font nuancer mon avis. Malheureusement je n’ai pas pensé à noter le lien de ces posts pour vous donner mes sources. Nous avons donc encore un biais dans cet article. Je vais essayer de limiter la casse.

Le problème de l’écologie

Un des posts était une vidéo expliquant que Macron n’a pas été élu pour son programme écologique (voir pour cela Alain Barreau, dans son interview pour Brut). Il est donc « normal » que cela ne soit pas sa priorité. D’autres sources expliquent les plus grosses sources de pollutions et d’influences du climat vers le « négatif » et « l’invivable ». Nos petits gestes du quotidien ne sont pas suffisants si les grosses entreprises continuent à polluer, et si la société ne change pas totalement, c’est l’impasse. Il faut donc que tout change, en fait, et pas seulement des acteurs isolés. (Personnellement, j’ai la croyance que nous devons tous changer, gros pollueurs comme citoyens.) Quant aux violences policières et l’injustice…

La bataille des images et des chiffres

Beaucoup d’images le montrent et nombreuses sont les victimes pouvant en témoigner. Mais qui est à l’origine de ces violences ? Qui donne l’ordre ? Dans quelles conditions ? Avec quels objectifs ? Il y a des images, et ce serait cruel de les renier en disant qu’il ne s’est rien passé. Mais j’aimerais vraiment savoir tout ce qu’il y a derrière ces images. Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Combien ? J’aimerais avoir des relevés clairs de ces pratiques. Pour la quantité de manifestants aussi. J’aimerais qu’un institut indépendant donne les chiffres réels. Il y en a un bien sûr, à priori (je n’ai pas fait de recherches poussées pour savoir si l’indépendance est réelle). Mais c’est difficile de compter précisément le nombre de manifestants, à cause de difficultés techniques.

II) Qui manipule qui ?

Chaque côté a donc un avis et cherche à le mettre en avant. Mais face aux problèmes cités plus haut, comment faire pour avoir un avis réellement personnel ?

Comment être certains de penser réellement par soi-même sans être manipulé par quelqu’un d’autre ?

Si moi, je veux faire en sorte que plein de gens aiment la tartiflette parce que je vends de la tartiflette, je vais essayer de faire en sorte d’apparaître partout sur Twitter. Les amateurs de tartiflettes seront ravis. Moins ceux qui aimeraient faire un régime, après les fêtes, et qui sont tentés par mes posts sponsorisés (qui apparaîtront partout contre paiement de ma part).

III) Proposition de solutions

Comment faire alors ? Il me semble important (et cela est donc mon avis personnel, totalement subjectif) de se renseigner sur chaque information. Il faudrait tout vérifier, tout sourcer (et avec plusieurs sources), garder l’esprit ouvert à plusieurs possibilités. Ce qui est un travail titanesque.

Il faudrait aussi pouvoir se rendre compte des processus, ce qui n’est pas évident. Par exemple, je me suis rendu compte que je trouvais un certain homme politique beaucoup plus appréciable depuis quelque temps (alors que je pense plutôt qu’on devrait supprimer tout le gouvernement). Pourquoi ? Est-ce un simple effet de communication de sa part ? Ou parce qu’il apparaît plus souvent ? Est-ce qu’il est vraiment plus « sympathique » ou va-t-il se transformer en « négatif » s’il atteint la présidence ?

IV)Derniers mots pour conclure

Cet article parle grève et politique, ce qui sont des sujets dangereux. J’espère, néanmoins, insister beaucoup plus sur le côté « web » et « manipulation des masses ». La politique et la gréve ne sont pas les thèmes de ce blog. J’espère plutôt que vous retiendrez une réflexion sur la façon dont des gens peuvent nous influencer sur Twitter. Dans le contexte actuel, c’est particulièrement frappant, et cela m’interroge. Big Brother is watching you, et Big Brother n’est pas neutre…

L’apport de la photographie pour le webdesigner

Un.e webdesigner doit-il/elle aussi être un photographe (et bon en photographie) ? Je m’étais posé la même question mais pour le dessin dans un article précédent. Je vais vous apporter une réflexion totalement subjective et biaisée, en espérant pouvoir vous aider pour vos propres choix.

Le / la webdesigner n’est pas nécessairement un.e photographe. En revanche, pour ma part, je trouve que cela me donne un nouveau regard sur le monde.

Regarder le monde différemment

Comme je le disais déjà dans mon article sur le dessin, le webdesign est aussi un métier créatif. Je me dois d’éduquer mon oeil et mon cerveau à l’esthétique et l’art pour améliorer mon travail de webdesigner. Pratiquer moi-même cet art m’aide à voir différemment. Faites-vous attention à votre environnement visuel quand vous allez au travail ? Regardez-vous la fleur qui pousse sur le chemin ? Admirez-vous les nuages qui passent au-dessus de votre tête ? Nous vivons à cent à l’heure, sans nous arrêter, courant en permanence contre le temps. La photographie m’a amené à m’arrêter et à regarder. Puis à trouver du beau, de l’esthétique dans mon environnement. Je peux m’arrêter et trouver que l’image renvoyée par mes yeux a du potentiel. Je ne fige pas toujours ce potentiel pour l’éternité, le laissant parfois partir, mais la photographie m’a appris à voir différemment.

Composer une image

La photographie m’apprend aussi à composer une image par moi-même, avec mon appareil photo, ou en regardant le monde autour de moi. Je trouve personnellement que c’est plus intéressant de mettre les mains dans le cambouis (ou les yeux au travail) pour comprendre des principes de composition d’une image et d’esthétique. Je m’intéresse aussi aux photos d’autres personnes (merci Flickr), afin d’éduquer mon oeil. Et cette compétence est aussi transférable pour le métier de webdesigner.

Le traitement des photos

Réussir à faire de jolies photographies n’est que la première partie du travail. Il faut ensuite les traiter avec un logiciel dédié. C’est-à-dire pour ma part la suite Adobe, avec Photoshop et Lightroom. Travailler la photographie est donc un autre moyen de se former sur ces logiciels et la suite Adobe entière, comme les interfaces se ressemblent.

L’envie, la passion, le couteau suisse

Mes motivations à apprendre la photographie sont surtout l’envie et la passion. Cela permet aussi d’élargir mes compétences et de me former autrement. Faut-il pour autant choisir un.e webdesigner photographe dessinateur qui sait aussi faire trente autres métiers en même temps ? Mon avis va être le même que pour mon article sur le dessin. Je vois beaucoup d’offres d’emploi qui demandent des webdesigners qui savent en réalité faire plein d’autres métiers en même temps. Sous couvert d’économies, il s’agit d’exploiter un.e salarié.e pour réaliser une grande quantité de tâches. Nous sommes humains. À un moment, ce n’est pas possible de tout faire non plus. Je pense aussi personnellement que ce n’est pas possible de tout savoir et d’être expert en tout. L’employé.e idéal des entreprises dont j’ai vu les offres d’emploi est un non-sens pour moi. Alors oui, pour avoir un job et le conserver il faut être polyvalent, compétitif, et tout savoir faire. Mais jusqu’où allons-nous aller et être poussés ?

L’apport du dessin pour le / la webdesigner

Faut-il savoir dessiner pour être webdesigner ? C’est un débat qui a agité les forums dédiés fût un temps et les réponses divergent.

Dans cet article je vais vous donner ma réponse personnelle, et donc totalement biaisée et subjective. J’espère que cela vous apportera quelques réflexions dans vos choix de vie (choix de carrière comme choix de prestataire de services).

Non il n’est pas nécessaire de savoir dessiner pour faire un site web. En revanche, le dessin m’apporte beaucoup de choses que je vais détailler ici.

Apprendre à dessiner pour mieux traduire une idée visuellement

Je n’ai pas un niveau extraordinaire en dessin, comme vous pouvez le voir dans mes dessins Inktober (pour voir mes dessins de cette année, cliquez ici). Fût un temps, j’avais même des difficultés à visualiser quelque chose dans ma tête. Des gens sont capables de voir quelque chose dans leur champ de vision qui n’existe pas. En psychiatrie, c’est appelé une hallucination visuelle et ce n’est jamais bon signe. Mais moi je trouve ça tellement pratique ! Ces personnes, ayant une facilité avec le sens visuel, sont capables de projeter dans leur vision une idée qu’ils ont dans leur tête. Moi j’ai plus de facilité avec le ressenti, l’émotion, l’intuition (tout ce qui touche le sens kinesthésique). Quand on me dit « Tu vois ce que je veux dire ? » la plupart du temps je ne vois rien. En soi, nous avons tous plus de facilité avec certains sens que d’autres. Il y a des gens qui ont plus de facilité avec le son et sont capables de percevoir la moindre modulation de la voix. Et des personnes qui peuvent sentir l’odeur des émotions de leurs interlocuteurs. Il y a de tout, personne n’est fou ou anormal dans l’histoire. L’idéal serait de pouvoir switcher d’un sens à l’autre suivant ses besoins sans perdre en qualité.

Parce que c’est aussi un besoin

À un moment, j’avais besoin de plus de « visuel ». Aimer réaliser des projets créatifs, c’est bien. Mais je me suis retrouvée bloqué pour certaines choses. Par exemple, pour le tricot, j’avais du mal à suivre un tutoriel papier. Je n’arrivais pas à visualiser la position de mes mains, de mes mailles, de mes aiguilles. Plus généralement, il faut pouvoir faire appel au visuel dans la communication, pour faire passer un message. Je me souviens de cette fois où j’ai expliqué un exercice d’hypnose à une amie collègue, pour finir par le réaliser sur elle et elle sur moi… Au final, c’est un petit schéma tout simple, sans aucune technique (avec des flèches), qui lui a permis de comprendre l’idée. Aucune technicité dans ce dessin mais il m’a fallut pouvoir visualiser l’exercice dans ma tête, voir les chemins à prendre et simplifier tout ça.

Parce que le dessin facilite

« Une image vaut mieux qu’un long discours » il paraît. Je n’ai pas besoin de devenir une virtuose du dessin pour dessiner une maquette de site web. Il suffit de faire des carrés, des rectangles, et des « gribouillis » pour imaginer un site sur papier. En revanche, j’ai besoin de traduire des idées, des concepts du client en visuel. Nous gagnons ainsi en compréhension, et je m’assure de bien saisir les besoins du client. Le dessin est donc un des moyens que j’utilise pour améliorer mes capacités de visualisation. J’utilise aussi l’hypnose, la photographie et les casse-tête. Ces outils m’ont aidé à progresser.

Dessiner pour composer une image

Le webdesign, même s’il s’agit d’un métier technique, fait aussi partie des métiers artistiques. Sans forcément dessiner, il faut éduquer son oeil à la composition et à l’esthétique d’une image. Cela peut passer par différents moyens, dont pour moi le dessin. Dessiner permet de faire, de construire directement. Pour certaines personnes, lire des explications sur la perspective peut être suffisant pour comprendre ce point technique. Mais faire permet de comprendre autrement.

Le dessin pour tester de nouvelles idées et développer des concepts

Il est aussi possible de tester de nouvelles idées sur un logiciel de dessin vectoriel, via un ordinateur. Pour ma part, j’aime la possibilité de pouvoir m’éloigner de mon ordinateur de temps en temps, pour m’exercer sur un autre support. C’est aussi un bon moyen de sortir un peu de ses habitudes et cela favorise l’émergence de nouvelles idées.

Voilà pourquoi j’apprends à dessiner. Le dessin ne me paraît pas essentiel à l’activité du webdesigner mais pour ma part, cela me permet de m’améliorer.

Réflexion bonus : l’évolution du métier de webdesigner

Le dessin est-il nécessaire pour le ou la webdesigner ? Beaucoup de webdesigners cherchent à élargir au maximum leurs compétences pour faciliter leur recherche de travail. Je vois aussi beaucoup d’offres d’emplois pour ce domaine demandant un.e candidat.e webdesigner qui combine plusieurs métiers à la fois. Le ou la webdesigner idéal.e, selon ces offres, doit aussi être graphiste, intégrateur, développeur web (si en plus il faut être fullstack…), motion designer, infographiste et j’en passe. Comment voulez-vous que nous soyons spécialisé.e.s dans la création de sites web si nous devons en plus faire trente métiers en même temps ? Et comment un être humain peut-il gérer tout ça sur un même poste ? Il est vrai qu’engager une personne pour faire cinq métiers en même temps peut faire économiser de l’argent en évitant d’embaucher cinq profils différents pour ces tâches. Mais quid de la qualité du travail derrière ? Et même si l’employé est très qualifié dans toutes ses tâches… Aura-t-il le temps de tout gérer ? Nous sommes des humains, pas des robots.

La passion et l’envie avant tout

Certes, pour ceux qui me suivent, vous vous rendez compte que je m’intéresse à beaucoup de choses et donc que je pourrais faire exactement ce dont je me plains. Mais je développe surtout ces nouvelles compétences par passion et je ne comprends pas qu’on puisse vouloir un employé pour cinq métiers différents.

Voilà pour mes réflexions. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Personnalité inspirante : PandaKell

J’ai découvert un artwork de cet artiste lors de la convention Mangachamps, où j’étais appelée en tant qu’hypnotiseuse. Le stand Studio JM Production proposait des quizz de culture générale et j’ai eu la chance de repartir avec trois tirages de leurs artistes.
Aujourd’hui j’aimerais vous présenter PandaKell, parce que j’ai un coup de coeur pour son lapin humanoïde de l’espace.

Vous pouvez voir ses autres travaux sur sa page Facebook.

Graphitec Conférence Communication imprimée

Comment la communication imprimée peut-elle valoriser ses atouts à l’heure du numérique ?

Stéphane Cazaud

Il est directeur d’une agence de communication pour les agents immobiliers. Les enjeux pour ces agents immobiliers sont de :

  1. Rentrer des mandats de vente en communiquant physiquement grâce au print : flyers, magazines, cartes de visite ;
  2. Vendre : support internet



Le print en réalité augmentée est un atout, pour bien voir le bien et contacter l’agence par exemple.

Isabelle Mical

Son catalogue prend la moitié du budget communication. Ils se sont demandé s’il fallait le garder. Pour Isabelle Mical, ce catalogue est important. Il permet à la marque d’exister dans les châteaux et les maisons. Il est même offert en cadeau aux journalistes. Elle a aussi lancé un magazine en ligne, assorti d’un magazine papier nommé Instant. Il est intéressant de constater que le digital a fait naître un magazine papier dans cet exemple. Et cela montre bien que le digital et le print se complètent. Leur catalogue est un succès : leur tirage augmente tout le temps car beaucoup de clients le lisent. Avant le format du catalogue lui permettait de rentrer dans une poche et une portière de voiture, ce qui était très pratique pour les voyageurs. Mais ils ont augmenté la taille pour faire rentrer plus d’adresses. Cette décision a été un drame. Les gens ne le prenaient plus, parce qu’il ne rentrait plus dans un petit espace. Ils ont dû diminuer la taille mais il fait presque un kilogramme alors cela pose problème.


Phillipe Pelletier

N’importe qui peut s’informer sur internet. Il est donc important d’aller au-delà. Ce qu’on ne trouve pas : des exemples. Posséder la technologie de Canon est intéressant mais qu’en faire ?

Pendant longtemps : le print était considéré comme vieux et le digital comme nouveau. Le print aujourd’hui revient parce qu’il propose une expérience sensorielle.

C’est pourquoi le livre propose une expérience différente. Il fait la démonstration d’un livre de photos d’un shooting de mode. L’application du smartphone permet de visualiser du contenu supplémentaire et de continuer l’expérience de la marque via une application.

Ainsi, le message est personnalisable en fonction du client. Il est alors possible de repenser sa communication en intégrant le facteur technologique. Tout d’abord à qui dois-je m’adresser et comment ? Et ensuite se questionner sur la technologie

Philipe Bezaguet

Il nous raconte son expérience avec Nestlé. Le problème de la marque était que toutes les boites de chocolat étaient différentes et Nestlé disparaissait dans les rayons et ne savait pas qui achetait ses produits. Ils ont donc mis en place un bandeau et un QR code. Il était possible d’acheter la boite, de faire personnaliser le bandeau, et de l’offrir à quelqu’un. Il y avait donc l’expérience de l’acheteur et l’expérience de la personne qui recevait le cadeau. Et cette idée a résolu le problème de la récupération des coordonnées. Quand les données sont demandées avant l’achat du produit cela peut être bizarre pour les utilisateurs. Les acheteurs de la boite qui veulent le bandeau donnent leurs coordonnées pour le recevoir, et c’est vécu d’une manière normale.

Graphitec Conférence Les papiers innovants

Création et production : les papiers innovants comment s’en servir ?

Le papier est un support ancestral. La cellulose, datant du 19éme siècle (avant ils utilisaient du chiffon) a transformé le paysage parisien. Le papier est innovant parce que c’est un support qui n’arrête pas d’évoluer. De plus, l’industrie du papier ne tue pas d’arbres. En effet, ils récupèrent juste les morceaux de chutes inutilisables des scieries.

Arnaud Jouvance

It’s not paper, it’s not plastic, it’s Paptic

Arnaud Jouvance

Paptic utilise de nouveaux matériaux pour créer son papier. Il s’agit de remplacer le plastique mais avec des matériaux biosourcés et biodégradables. Aucune fibre ne provient de la pétrochimie. Les fibres utilisées viennent de forêts de bois durables, et ce sont des fibres longues. Dans le processus de fabrication, ils utilisent une mousse constituée d’un peu d’eau et d’air (1/3 eau et 2/3 air) pour travailler les fibres, ce qui nécessite moins d’énergie et moins d’eau. Ce papier a un avantage écologique important. Il se dégrade très vite et ne finit donc pas dans les océans une fois jeté. Il peut aussi se recycler avec n’importe quel papier et carton, en enrichissant au passage la filière de recyclage, comme les fibres sont non raffinées.

Ce papier est notamment utilisé pour faire des sacs. Il est deux fois plus résistant que les sacs en papier kraft. L’outil est un peu plus cher, mais sa résistance permet de diminuer le grammage pour réaliser des économies.

Tous ces critères ont séduit les Galeries Lafayettes qui travaillent avec Paptic pour la réalisation de leurs sacs.

Paptic peut aussi servir d’enveloppe. Elle arrive chez le client moins froissée, et il y a un toucher particulier valorisant le produit, lui donnant une image de luxe. Ils ont noté qu’il y avait moins de retours de produits avec ce type d’enveloppe.

Paptic peut aussi se substituer au coton (qui est polluant) et être cousu pour créer de petits pochons.

Frédéric Delage

Pour une entreprise fabriquant du papier, le retour sur investissement est long. Puis le secteur porte des innovations peu spectaculaires. Le papier peut être résistant à l’eau, au feu, recyclé, adapté aux procédés d’impression, respectueux des normes environnementales… Paptic est un cas à part. Pour innover, il faut prendre un papier et détourner son application. Nous pensons peu aux notices de médicaments par exemple, mais le pliage malabar est très innovant. Les notices devenant plus grandes, il faut aussi baisser le grammage pour qu’elles puissent se plier et rentrer dans la boite. Les échantillons de parfums sont aussi très innovants. Le parfum est enfermé dans un carton et un système de pulvérisateur permet de sortir le parfum pour l’appliquer sur soi.

Philippe Mérer

Il raconte l’expérience du papier à base d’algues. Il ne faut pas hésiter à travailler des supports surprenants, même s’il y a beaucoup d’idées reçues à démonter. Promouvoir ces supports innovants est difficile.

Guillaume Pineau-Valencienne

Il présente Snapress, une application de réalité augmentée pour les éditeurs. Elle permettrait, par exemple, d’actualiser le contenu des manuels.

L’équipe constate le succès de leur idée grâce à volumétrie de scans.

Il est aussi possible d’avoir l’application en marque blanche (sans marque distinctive), pour l’intégrer dans la stratégie commerciale d’une entreprise. Et l’entreprise utilisant Snapress reste propriétaire de ses données contrairement à l’utilisation de Google. Les taux de conversion des clients étant très supérieur aux taux sur le web permettent à l’application de concurrence Google Adwords.

Philippe Mérer

Pour que les utilisateurs téléchargent l’application et la garde même après l’effet surprenant, il faut une promesse forte. Comme un film ou une vidéo.

Graphitec Conférence Peut-on vraiment se passer de papier ?

Catalogues et prospectus, peut-on vraiment se passer de papier ?

Elisabeth Cony : le catalogue en tête

Elle a réalisé une étude sur les supports de distributions et découvert que le premier support des sociétés de distributions se trouve être le catalogue de boîte aux lettres. Le deuxième support privilégié est le courrier. La lettre et le catalogue sont très utiles pour réactiver les clients dormants. Et les gens sont encore très attachés au catalogue papier.

Anthony Mahé : le rapport du public au numérique et au papier

Il tient tout d’abord à défaire certaines idées fausses.

Premièrement : la dématérialisation.

Il n’y a pas de dématérialisation. Nous utilisons toujours des machines pour dématérialiser nos documents et les consulter. Les professionnels du numérique travaillent de la donnée et veulent se désolidariser de l’industrie. Mais au final, il y a toujours de la matière.

Deuxièmement : un message peut être décliné sur tous les supports parce que le client lira le même message.

Cette idée est fausse parce que le vrai message est le média lui-même. Un média est une expérience particulière et permet de s’approprier le message

Troisièmement : faire une campagne avec des brochures, des emails, et en utilisant les réseaux sociaux coûte cher, mieux vaut se centrer sur Facebook seulement.

Il ne faut pas suivre cette idée parce que ne permet pas de penser à l’utilisateur et à l’effet que nous souhaitons provoquer chez lui. Il faut aussi penser à l’économie de l’attention. Quelqu’un qui récupère un courrier : va à la boîte aux lettres, soupèse le courrier, ouvre, lit. C’est tout un rituel, une bulle d’attention, dans laquelle la personne est plus disponible.
Quant à l’email : il est lu partout, avec moins d’attention. Si l’objectif est que la personne prenne du temps à lire le message il faut donc mieux envoyer un courrier. Les emails et les notifications push sont intéressants pour les messages rapides.
Offrir un catalogue c’est offrir un objet physique qui va rester dans l’intimité du foyer (encore plus si le catalogue est de bonne qualité et soigné). Le message va donc rester plus longtemps. C’est encore différent lorsque nous recevons une notification push en passant près d’un magasin, signalant qu’il y a des réductions à l’intérieur.

Jean Marc Piquet : problématiques financières

De nouvelles taxes et l’augmentation des coûts posent problème à l’industrie du papier. L’éco-contribution CITEO, par exemple, est une taxe pour aider les collectivités à recycler. Il y a aussi les taxes sur le papier, le coût du timbre qui a augmenté de 148 %, le coût du pétrole qui a augmenté et se répercutant sur le tarif du transport. En revanche le budget communication des services marketing n’a pas augmenté. Les entreprises qui consomment du papier trouvent donc des stratégies pour diminuer les coûts de leurs commandes : baisse des tirages, baisse du grammage du papier et baisse de la pagination, négocier pour des prix plus bas. Et les imprimeurs essaient de trouver de nouvelles encres moins polluantes et de nouveaux procédés pour se conformer aux normes environnementales.

Le catalogue survit toujours malgré tout. Et une nouvelle tendance consiste à le segmenter en fonction des catégories de clients. Par exemple, une entreprise peut avoir un catalogue national avec un tronc commun, et chaque région rajoute ses spécificités.

Damien Verstraete : retour au papier

Malgré les mauvaises nouvelles précédentes, plus d’investisseurs reviennent au papier. Les GAFA par exemple ont investi dans le print. Le digital ne peut pas tout. Le print et le web sont complémentaires.

Christophe Bossut : le papier digital

Ils ont réalisé une expérience pour prouver à leurs clients que le papier a encore un avenir. Les clients des magasins devaient scanner un flash code sur un flyer amenant à un jeu-concours. L’opération a été un grand succès et avec un tarif moins cher que pour une communication totalement digitale. Le papier n’explique pas totalement le succès de cette idée mais l’intégration du papier et du digital ont participé à cette réussite.

Jean Marc Piquet : un papier de meilleure qualité

Auparavant, le catalogue détaillait tous les articles. Maintenant c’est plus une image de marque, une atmosphère. Présenter tous les produits n’est plus essentiel. La qualité, la finition sont plus repérées. La tendance à baisser le grammage et la qualité sont donc dommageables et produisent une sorte de junkpub. Les diffuseurs voulaient baisser le tarif mais aujourd’hui cela renvoie l’image d’une marque qui vend des produits aussi peu qualitatifs que leur catalogue. Maintenant les diffuseurs demandent du meilleur papier, des normes plus responsables… Mais cela coûte de l’argent.

Elisabeth Cony : influence du catalogue

Un catalogue est lourd, véhicule quelque chose. Un commerçant doit présenter 300 produits pour que son catalogue soit rentable. Et un catalogue ne se « swipe » pas comme nos applications favorites. Même s’il y a beaucoup plus de stop-pub sur les boîtes aux lettres, les gens s’arrangent toujours pour avoir leurs catalogues favoris, comme les catalogues de Noël ou de la foire aux vins. Il faut réfléchir au consentement et à l’évolution des usages. Nous sommes prêts à recevoir des informations si elles répondent à nos besoins.

Anthony Mahé : une expérience kinesthésique

Il ajoute la notion d’haptique, c’est-à-dire du toucher. Le papier véhicule une expérience sensorielle, une émotion, qui permet de s’approprier le message.

Christophe Bossut : le papier digital

Il gère aussi une maison d’édition, qui se retrouve donc directement touchée au niveau de son chiffre d’affaires s’ils vendent moins de papiers. Pour faire face, ils ont eu l’idée de sortir un Code du travail connecté. Le papier est mis à jour régulièrement par le digital. Avec cette innovation, ils ont pu stopper la diminution de leurs ventes. Et il est aussi possible de relier le papier et le digital avec la gamification. Comme les papiers avec des zones à gratter. Le papier active le téléphone, personnalisant le grattage. Le papier doit servir à quelque chose.

Damien Verstraete : le papier digital

Nous ne pouvons pas nous passer du papier. Et il faut le relier au digital. L’expérience a prouvé qu’un flyer de marque sans site internet dessus marchait aussi bien qu’un flyer de marque avec site internet.

Anthony Mahé : le papier, une tradition

Le papier est accusé de tuer l’oralité mais nous avons encore des cours de rhétorique en France.
Aujourd’hui des traités de paix sont encore signés sur du papier, qui a encore une vertu civilisationnelle, traditionnelle et solennelle.