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Twitter démocratique

Pourquoi, en tant que webdesigner, faire des articles concernant Twitter ? Parce que Twitter est aussi un site web, créé par des webdesigners, des développeurs web, des graphistes. Et Twitter est aussi une arme de communication au sein de notre « démocratie », utilisée par les partisans du gouvernement et les manifestants contre la réforme.

Quand je vois ce qui se passe sur Twitter, je me dis que nous avons un pouvoir et des responsabilités énormes. Et qu’il est important, pour moi, de garder un oeil attentif sur ce qui se passe sur ce genre de plateformes. Avec le doux rêve que nous puissions créer un internet plus serein.

C’est pourquoi aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une affaire récente dont j’ai pu observer les affres sur le réseau social à l’oiseau bleu.

Rappel des faits

Une vidéo montre un extrait d’une des dernières manifestations contre la réforme des retraites. Un policier frappe violemment un manifestant à terre, qui est déjà maîtrisé et plein de sang. Cette vidéo a fait beaucoup de bruit du côté des gens souhaitant dénoncer les violences policières, en tant que nouvelle preuve de débordements des forces de l’ordre.

Mais la version de la police est tout autre.

Pendant une manifestation contre la réforme des retraites, un manifestant, maîtrisé par un membre des forces de l’ordre, a craché du sang dans la bouche du policier qui le retenait, en lui disant qu’il avait le SIDA et que le policier allait mourir. Ce dernier l’a alors frappé.

Twitter s’embrase

Loin de moi l’idée de prouver quel côté a tort ou raison. Ce n’est pas mon rôle et je risquerais de tomber dans le piège… Quel piège ? Attendez, vous allez voir.

Twitter s’empare de l’affaire et s’embrase à coups d’hastags. Je vais vous résumer les différentes prises de positions. Là encore, essayons d’éviter de juger les torts et les raisons. Si mon avis transparaît, je m’en excuse. Je vais essayer d’éviter ça.

  • Le manifestant a craché du SIDA sur le policier. Cela équivaut à une attaque mortelle. Le policier a eu raison de se défendre.
  • Le policier est humain, on lui dit ça, il a peur pour sa vie, c’est normal.
  • Révisez les modes de transmission du SIDA, parce que tant d’informations erronées sur la maladie c’est effrayant.
  • Si le manifestant a pu cracher du sang sur le policier, c’est que quelqu’un l’avait fait saigner au départ.
  • Mais le policier a des protections ! Comment ça a pu se produire ? Et pourquoi il n’est pas parti se laver directement après les faits ?
  • C’est encore un mensonge pour justifier les violences policières, et des vidéos avec différents angles le prouvent.

Cette affaire pose plein de problèmes mais restons dans le domaine du web.

Une attaque contre les personnes porteuses du virus et un manque de connaissances effrayant

Beaucoup d’informations ont circulé sur le virus du SIDA à cette occasion. Et beaucoup d’informations fausses. 

L’éducation, un enjeu de santé publique

Le SIDA fait peur aux gens. Faire circuler de fausses informations à ce sujet, c’est porter atteinte aux personnes qui ont ce virus et augmenter la discrimination à leur égard. De plus, c’est aussi faire prendre des risques à tous. Ne pas connaître les modes de contamination empêche de prendre les précautions nécessaires. Et un manque de connaissances flagrant à ce sujet à notre époque soulève quelques interrogations. Comment expliquer ça ? Qu’est-ce qui a raté ? Il me semble, et là c’est tout à fait personnel, qu’il faut aller jeter un oeil du côté de l’éducation. L’éducation est censée nous jeter dans le grand bassin de la vie sans ceinture, sans frites, et avec toutes les armes nécessaires pour nager dans ces eaux.

Apprendre à tout le monde le fonctionnement de ce virus est un enjeu de santé publique. Une bonne connaissance de ce sujet permet d’éviter les contaminations, pour créer un futur où ce virus n’existera plus. Il est donc important que tout le monde ait accès à ces connaissances. 

L’éducation pour connaître son corps

Parler du SIDA c’est aussi parler de la sexualité humaine. Et il semblerait que là aussi, il y ait des manques de connaissances. Pour résumer et éviter d’écrire un article à ce sujet (quoi que… Je pourrais sûrement trouver un moyen de rattacher ça au monde du web), pensez à tous ces problèmes de localisation du clitoris, « petit » truc qui semble si difficile à trouver. Ou encore, le fait que personne ne nous donne de mode d’emploi clair et précis pour exploiter pleinement toutes les possibilités de cette zone (notons tout de même que le web est en train de le créer, ce mode d’emploi !). Dernier exemple, notons aussi le fait que les femmes sont obligées de laver leur partie intime alors que ces dernières sont autonettoyantes.

Il y a donc un gros problème côté éducation, et il va falloir y remédier rapidement.

Émotions collectives partagées

J’ai pris le temps de lire beaucoup de tweets rangés dans les hashtags liés à cette affaire et cette manifestation. 

Étant hypnotiseuse, je ne peux que remarquer un point très important. Tous ces tweets soulèvent des émotions. Et ces émotions sont visibles dans les tweets, et les réponses des gens aux tweets.

Et je peux aussi relier ça au webdesign. Nous créons des sites web pour passer des messages. Ici, tous ces tweets ont véhiculé des messages émotionnels. Et des émotions très fortes.

Pourquoi ?

Pour répondre, je vais m’appuyer sur mon expérience en hypnose. Ainsi, ce texte va donc être clairement subjectif et teinté de mes propres biais. Prenez-le donc avec toutes les pincettes que vous désirez. Il me semble néanmoins important de vous partager cet avis, au vu de mon expérience.

Le cerveau a une zone émotionnelle et une zone rationnelle. Sans rentrer dans des points précis de neuroscience, parce que ça peut être compliqué, rappelez-vous que vous êtes capable de réfléchir et de ressentir des émotions. Ces capacités se trouvent à des endroits précis dans notre cerveau. Lorsque ce dernier ressent une émotion très forte, il éteint la zone qui réfléchit. Imaginez votre maison (ou appartement, qu’importe). Il y a un problème électrique dans la cuisine, l’électricité dans toute la maison s’éteint, par sécurité. Comme dans votre cerveau, lorsqu’il éteint la raison. Et c’est pratique. Cela nous permet de survivre, aussi étonnant que cela puisse paraître. Pour vous donner des éléments supplémentaires pour faire des recherches sur ce sujet, si cela vous intéresse, c’est aussi ce qui se passe chez les victimes d’agressions, notamment les victimes de viol.

Pourquoi éteindre notre raison ?

Pour notre cas, Twitter, à quoi cela peut-il servir ? Alors bien entendu, notre problème n’est pas aussi extrême qu’une agression, évidemment. Mais le mécanisme s’en rapproche. Mettez trop d’émotions fortes, cela empêche la zone de la raison de travailler. Pourquoi saturer notre cerveau de cette manière ?

Nous avons la vidéo d’un manifestant en sang, frappé par un policier. Vidéo reprise par les gens contre les violences policières.

La police dit que le policier s’est défendu face à la menace du SIDA.

Déferlement d’émotions fortes sur Twitter. Le centre du raisonnement de notre cerveau s’éteint.

Sur quoi ne devons-nous pas réfléchir ?

Qu’est-ce qui se passe ?

Pensez-y lors de votre prochain tour sur les réseaux sociaux…

Devenez un pro d’Instagram

Être présent sur les réseaux sociaux, un véritable enjeu !

Aujourd’hui, il est nécessaire d’être présent en ligne pour mettre en avant son activité. Si vous le souhaitez, je pourrais donner plus d’explications sur ce sujet en rédigeant un article plus long.

Mais je peux parier que vous réfléchissez à un site web pour les mêmes raisons que vous allez avoir besoin d’être présent sur les réseaux sociaux.

Une team de pro d’Instagram

Comme je préfère me concentrer sur les sites web en particulier, je vais vous présenter une équipe qui vous apportera l’aide nécessaire pour décoller sur la plateforme. Et pour cela, il vous suffit d’aller visiter INSTAGRAM SUPREMACY | Tips et Tricks Instagram par Pablo Guirao

Sur ce groupe Facebook, vous aurez une quantité d’astuces phénoménale pour vous aider. Et les membres du groupe prouvent que ces astuces fonctionnent. Alors foncez !

Les fakes news : les TT Twitter

Bonjour à tous ! J’espère que vous survivez aux fêtes et au retour au travail sous fond de grèves des transports.

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de quelque chose qui traîne beaucoup sur Twitter ces derniers jours et que je vois pendant ma veille : les TT Twitter, et les fakes news. Pour ma part, je vais élargir la définition de fake news à toutes les tentatives pour manipuler notre opinion. Autre traduction, pour ceux qui en ont besoin : les TT sur Twitter, ce sont les tendances qui vous trouvez dans un encadré, à droite, sur votre fil d’actualité. Elles regroupent les sujets discutés par le plus de gens sur le réseau social. C’est donc un bon moyen de prendre le pouls du monde.

I)Pourquoi c’est embêtant

Comme vous le savez, en France, l’actualité sociale est très chargée. Entre la réforme des retraites, les grèves, les blocages divers, les violences policières, la ratp, la sncf… Beaucoup de gens en parlent sur Twitter et ces sujets se retrouvent dans l’encadré des tendances.

Cas pratique

Imaginons que vous êtes un usager du RER A (j’en suis fort désolé). Vous prenez le RER A le matin, comme tout le monde, et vous ouvrez Twitter. Vous regardez les tendances, vous cherchez ce qui se dit sur le RER A, pour avoir des informations pour anticiper la suite de votre voyage. Beaucoup de naufragés du RER A vont parler de la quantité monstrueuse de gens qui patiente à Châtelet pour rejoindre d’autres trains. D’autres vont expliquer que leur train stationne à Auber sans aucune raison. Ces renseignements sont très pratiques, pour réadapter votre trajet. Mais en lisant ce que les gens disent vous allez aussi tomber sur d’autres tendances. Des gens qui maudissent les grévistes, et des gens qui les soutiennent. Qu’importe votre position dans notre cas pratique.

A) Twitter : un outil au service de la communication

Prenons les gens qui sont contre les grévistes. Parmi ce groupe, j’ai repéré beaucoup de gens qui soutiennent ouvertement le président Macron, et provenant d’un parti politique. J’ai voulu me renseigner sur internet à ce sujet, et je me suis rendu compte qu’en fait, il y a des groupes qui postent régulièrement des tweets de soutien au président. Ils ont une organisation précise pour être efficace et faire apparaître des tendances. Et pour cela, ils postent beaucoup de messages.

En soi, nous sommes dans un pays libre, chacun devrait pouvoir penser ce qu’il veut et être libre de donner son opinion. Et cela sans blesser qui que ce soit. C’est tout de même vraiment bien que des gens qui soutiennent le président Macron puissent avoir des outils pour le faire.

De l’autre côté, il y a les gens qui soutiennent les grévistes et les grévistes eux-mêmes. Eux aussi postent beaucoup. Ils font apparaître des tendances, comme les nombreux appels à la grève. De plus, Ils sont contre le gouvernement et le président Macron. Ils veulent le retrait de la réforme et cherchent à bloquer le pays pour faire entendre leur voix.

Là encore, ils pensent ce qu’ils veulent. Du moment que ça ne termine pas en combat sanglant, moi ça me va. Ils utilisent Twitter pour faire passer leurs messages, et c’est vraiment bien qu’ils aient un outil pour le faire.

B) Qui manipule qui ? Qui a raison, qui a tort ?

D’un côté, nous avons les « pour ». Ils nous disent que tout va bien, que la réforme est super et va arranger tout le monde. Et ils expliquent que les cheminots prennent les Français en otage (mot qui est sujet à débat) et que la majorité des Français, silencieuse, soutient le président. Ils nous informent aussi que le trafic ferroviaire s’améliore.

Mais…

Le problème est, en faisant quelques recherches, que la réforme des retraites n’est peut-être pas si avantageuse. Et beaucoup de gens soutiennent la grève. Puis, quant au trafic ferroviaire qui s’améliore, ce n’est pas ce que disent les gens qui empruntent les secteurs les plus fréquentés. La situation à Châtelet et à Gare du Nord est vraiment très mauvaise, tant il y a de gens en heure de pointe. Puis, personnellement, j’ai vu beaucoup de stations de métro fermées.

Regardons du côté des « contre ». Les « contre » ont des arguments que je trouve personnellement très attirant. Je vais essayer de rester neutre, toutefois. Ils disent que la réforme n’est pas avantageuse pour tout le monde. Selon eux, nous allons partir plus tard à la retraite et avec moins d’argent. Nous glissons dans un système de retraite par capitalisation, qui peut nous faire perdre beaucoup d’argent. Certains « contre » rêvent aussi d’un monde meilleur, sans capitalisme, plus écologique (parce que avec le changement climatique, le temps presse si on ne veut pas finir comme en Australie). Mais ces rêves se font détruire à coups de matraques et de LBD dans la tête par une justice injuste, violente. C’est pourquoi des milliers de manifestants se battent pour défendre nos libertés.

Mais…

Le problème est qu’a priori oui, la réforme des retraite n’est pas avantageuse et nous ferait perdre de l’argent. Quant à l’argument écologique, il est urgent que nous changions tous. Mais je suis tombée sur des posts qui me font nuancer mon avis. Malheureusement je n’ai pas pensé à noter le lien de ces posts pour vous donner mes sources. Nous avons donc encore un biais dans cet article. Je vais essayer de limiter la casse.

Le problème de l’écologie

Un des posts était une vidéo expliquant que Macron n’a pas été élu pour son programme écologique (voir pour cela Alain Barreau, dans son interview pour Brut). Il est donc « normal » que cela ne soit pas sa priorité. D’autres sources expliquent les plus grosses sources de pollutions et d’influences du climat vers le « négatif » et « l’invivable ». Nos petits gestes du quotidien ne sont pas suffisants si les grosses entreprises continuent à polluer, et si la société ne change pas totalement, c’est l’impasse. Il faut donc que tout change, en fait, et pas seulement des acteurs isolés. (Personnellement, j’ai la croyance que nous devons tous changer, gros pollueurs comme citoyens.) Quant aux violences policières et l’injustice…

La bataille des images et des chiffres

Beaucoup d’images le montrent et nombreuses sont les victimes pouvant en témoigner. Mais qui est à l’origine de ces violences ? Qui donne l’ordre ? Dans quelles conditions ? Avec quels objectifs ? Il y a des images, et ce serait cruel de les renier en disant qu’il ne s’est rien passé. Mais j’aimerais vraiment savoir tout ce qu’il y a derrière ces images. Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Combien ? J’aimerais avoir des relevés clairs de ces pratiques. Pour la quantité de manifestants aussi. J’aimerais qu’un institut indépendant donne les chiffres réels. Il y en a un bien sûr, à priori (je n’ai pas fait de recherches poussées pour savoir si l’indépendance est réelle). Mais c’est difficile de compter précisément le nombre de manifestants, à cause de difficultés techniques.

II) Qui manipule qui ?

Chaque côté a donc un avis et cherche à le mettre en avant. Mais face aux problèmes cités plus haut, comment faire pour avoir un avis réellement personnel ?

Comment être certains de penser réellement par soi-même sans être manipulé par quelqu’un d’autre ?

Si moi, je veux faire en sorte que plein de gens aiment la tartiflette parce que je vends de la tartiflette, je vais essayer de faire en sorte d’apparaître partout sur Twitter. Les amateurs de tartiflettes seront ravis. Moins ceux qui aimeraient faire un régime, après les fêtes, et qui sont tentés par mes posts sponsorisés (qui apparaîtront partout contre paiement de ma part).

III) Proposition de solutions

Comment faire alors ? Il me semble important (et cela est donc mon avis personnel, totalement subjectif) de se renseigner sur chaque information. Il faudrait tout vérifier, tout sourcer (et avec plusieurs sources), garder l’esprit ouvert à plusieurs possibilités. Ce qui est un travail titanesque.

Il faudrait aussi pouvoir se rendre compte des processus, ce qui n’est pas évident. Par exemple, je me suis rendu compte que je trouvais un certain homme politique beaucoup plus appréciable depuis quelque temps (alors que je pense plutôt qu’on devrait supprimer tout le gouvernement). Pourquoi ? Est-ce un simple effet de communication de sa part ? Ou parce qu’il apparaît plus souvent ? Est-ce qu’il est vraiment plus « sympathique » ou va-t-il se transformer en « négatif » s’il atteint la présidence ?

IV)Derniers mots pour conclure

Cet article parle grève et politique, ce qui sont des sujets dangereux. J’espère, néanmoins, insister beaucoup plus sur le côté « web » et « manipulation des masses ». La politique et la gréve ne sont pas les thèmes de ce blog. J’espère plutôt que vous retiendrez une réflexion sur la façon dont des gens peuvent nous influencer sur Twitter. Dans le contexte actuel, c’est particulièrement frappant, et cela m’interroge. Big Brother is watching you, et Big Brother n’est pas neutre…

L’apport de la photographie pour le webdesigner

Un.e webdesigner doit-il/elle aussi être un photographe (et bon en photographie) ? Je m’étais posé la même question mais pour le dessin dans un article précédent. Je vais vous apporter une réflexion totalement subjective et biaisée, en espérant pouvoir vous aider pour vos propres choix.

Le / la webdesigner n’est pas nécessairement un.e photographe. En revanche, pour ma part, je trouve que cela me donne un nouveau regard sur le monde.

Regarder le monde différemment

Comme je le disais déjà dans mon article sur le dessin, le webdesign est aussi un métier créatif. Je me dois d’éduquer mon oeil et mon cerveau à l’esthétique et l’art pour améliorer mon travail de webdesigner. Pratiquer moi-même cet art m’aide à voir différemment. Faites-vous attention à votre environnement visuel quand vous allez au travail ? Regardez-vous la fleur qui pousse sur le chemin ? Admirez-vous les nuages qui passent au-dessus de votre tête ? Nous vivons à cent à l’heure, sans nous arrêter, courant en permanence contre le temps. La photographie m’a amené à m’arrêter et à regarder. Puis à trouver du beau, de l’esthétique dans mon environnement. Je peux m’arrêter et trouver que l’image renvoyée par mes yeux a du potentiel. Je ne fige pas toujours ce potentiel pour l’éternité, le laissant parfois partir, mais la photographie m’a appris à voir différemment.

Composer une image

La photographie m’apprend aussi à composer une image par moi-même, avec mon appareil photo, ou en regardant le monde autour de moi. Je trouve personnellement que c’est plus intéressant de mettre les mains dans le cambouis (ou les yeux au travail) pour comprendre des principes de composition d’une image et d’esthétique. Je m’intéresse aussi aux photos d’autres personnes (merci Flickr), afin d’éduquer mon oeil. Et cette compétence est aussi transférable pour le métier de webdesigner.

Le traitement des photos

Réussir à faire de jolies photographies n’est que la première partie du travail. Il faut ensuite les traiter avec un logiciel dédié. C’est-à-dire pour ma part la suite Adobe, avec Photoshop et Lightroom. Travailler la photographie est donc un autre moyen de se former sur ces logiciels et la suite Adobe entière, comme les interfaces se ressemblent.

L’envie, la passion, le couteau suisse

Mes motivations à apprendre la photographie sont surtout l’envie et la passion. Cela permet aussi d’élargir mes compétences et de me former autrement. Faut-il pour autant choisir un.e webdesigner photographe dessinateur qui sait aussi faire trente autres métiers en même temps ? Mon avis va être le même que pour mon article sur le dessin. Je vois beaucoup d’offres d’emploi qui demandent des webdesigners qui savent en réalité faire plein d’autres métiers en même temps. Sous couvert d’économies, il s’agit d’exploiter un.e salarié.e pour réaliser une grande quantité de tâches. Nous sommes humains. À un moment, ce n’est pas possible de tout faire non plus. Je pense aussi personnellement que ce n’est pas possible de tout savoir et d’être expert en tout. L’employé.e idéal des entreprises dont j’ai vu les offres d’emploi est un non-sens pour moi. Alors oui, pour avoir un job et le conserver il faut être polyvalent, compétitif, et tout savoir faire. Mais jusqu’où allons-nous aller et être poussés ?

L’apport du dessin pour le / la webdesigner

Faut-il savoir dessiner pour être webdesigner ? C’est un débat qui a agité les forums dédiés fût un temps et les réponses divergent.

Dans cet article je vais vous donner ma réponse personnelle, et donc totalement biaisée et subjective. J’espère que cela vous apportera quelques réflexions dans vos choix de vie (choix de carrière comme choix de prestataire de services).

Non il n’est pas nécessaire de savoir dessiner pour faire un site web. En revanche, le dessin m’apporte beaucoup de choses que je vais détailler ici.

Apprendre à dessiner pour mieux traduire une idée visuellement

Je n’ai pas un niveau extraordinaire en dessin, comme vous pouvez le voir dans mes dessins Inktober (pour voir mes dessins de cette année, cliquez ici). Fût un temps, j’avais même des difficultés à visualiser quelque chose dans ma tête. Des gens sont capables de voir quelque chose dans leur champ de vision qui n’existe pas. En psychiatrie, c’est appelé une hallucination visuelle et ce n’est jamais bon signe. Mais moi je trouve ça tellement pratique ! Ces personnes, ayant une facilité avec le sens visuel, sont capables de projeter dans leur vision une idée qu’ils ont dans leur tête. Moi j’ai plus de facilité avec le ressenti, l’émotion, l’intuition (tout ce qui touche le sens kinesthésique). Quand on me dit « Tu vois ce que je veux dire ? » la plupart du temps je ne vois rien. En soi, nous avons tous plus de facilité avec certains sens que d’autres. Il y a des gens qui ont plus de facilité avec le son et sont capables de percevoir la moindre modulation de la voix. Et des personnes qui peuvent sentir l’odeur des émotions de leurs interlocuteurs. Il y a de tout, personne n’est fou ou anormal dans l’histoire. L’idéal serait de pouvoir switcher d’un sens à l’autre suivant ses besoins sans perdre en qualité.

Parce que c’est aussi un besoin

À un moment, j’avais besoin de plus de « visuel ». Aimer réaliser des projets créatifs, c’est bien. Mais je me suis retrouvée bloqué pour certaines choses. Par exemple, pour le tricot, j’avais du mal à suivre un tutoriel papier. Je n’arrivais pas à visualiser la position de mes mains, de mes mailles, de mes aiguilles. Plus généralement, il faut pouvoir faire appel au visuel dans la communication, pour faire passer un message. Je me souviens de cette fois où j’ai expliqué un exercice d’hypnose à une amie collègue, pour finir par le réaliser sur elle et elle sur moi… Au final, c’est un petit schéma tout simple, sans aucune technique (avec des flèches), qui lui a permis de comprendre l’idée. Aucune technicité dans ce dessin mais il m’a fallut pouvoir visualiser l’exercice dans ma tête, voir les chemins à prendre et simplifier tout ça.

Parce que le dessin facilite

« Une image vaut mieux qu’un long discours » il paraît. Je n’ai pas besoin de devenir une virtuose du dessin pour dessiner une maquette de site web. Il suffit de faire des carrés, des rectangles, et des « gribouillis » pour imaginer un site sur papier. En revanche, j’ai besoin de traduire des idées, des concepts du client en visuel. Nous gagnons ainsi en compréhension, et je m’assure de bien saisir les besoins du client. Le dessin est donc un des moyens que j’utilise pour améliorer mes capacités de visualisation. J’utilise aussi l’hypnose, la photographie et les casse-tête. Ces outils m’ont aidé à progresser.

Dessiner pour composer une image

Le webdesign, même s’il s’agit d’un métier technique, fait aussi partie des métiers artistiques. Sans forcément dessiner, il faut éduquer son oeil à la composition et à l’esthétique d’une image. Cela peut passer par différents moyens, dont pour moi le dessin. Dessiner permet de faire, de construire directement. Pour certaines personnes, lire des explications sur la perspective peut être suffisant pour comprendre ce point technique. Mais faire permet de comprendre autrement.

Le dessin pour tester de nouvelles idées et développer des concepts

Il est aussi possible de tester de nouvelles idées sur un logiciel de dessin vectoriel, via un ordinateur. Pour ma part, j’aime la possibilité de pouvoir m’éloigner de mon ordinateur de temps en temps, pour m’exercer sur un autre support. C’est aussi un bon moyen de sortir un peu de ses habitudes et cela favorise l’émergence de nouvelles idées.

Voilà pourquoi j’apprends à dessiner. Le dessin ne me paraît pas essentiel à l’activité du webdesigner mais pour ma part, cela me permet de m’améliorer.

Réflexion bonus : l’évolution du métier de webdesigner

Le dessin est-il nécessaire pour le ou la webdesigner ? Beaucoup de webdesigners cherchent à élargir au maximum leurs compétences pour faciliter leur recherche de travail. Je vois aussi beaucoup d’offres d’emplois pour ce domaine demandant un.e candidat.e webdesigner qui combine plusieurs métiers à la fois. Le ou la webdesigner idéal.e, selon ces offres, doit aussi être graphiste, intégrateur, développeur web (si en plus il faut être fullstack…), motion designer, infographiste et j’en passe. Comment voulez-vous que nous soyons spécialisé.e.s dans la création de sites web si nous devons en plus faire trente métiers en même temps ? Et comment un être humain peut-il gérer tout ça sur un même poste ? Il est vrai qu’engager une personne pour faire cinq métiers en même temps peut faire économiser de l’argent en évitant d’embaucher cinq profils différents pour ces tâches. Mais quid de la qualité du travail derrière ? Et même si l’employé est très qualifié dans toutes ses tâches… Aura-t-il le temps de tout gérer ? Nous sommes des humains, pas des robots.

La passion et l’envie avant tout

Certes, pour ceux qui me suivent, vous vous rendez compte que je m’intéresse à beaucoup de choses et donc que je pourrais faire exactement ce dont je me plains. Mais je développe surtout ces nouvelles compétences par passion et je ne comprends pas qu’on puisse vouloir un employé pour cinq métiers différents.

Voilà pour mes réflexions. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Personnalité inspirante : PandaKell

J’ai découvert un artwork de cet artiste lors de la convention Mangachamps, où j’étais appelée en tant qu’hypnotiseuse. Le stand Studio JM Production proposait des quizz de culture générale et j’ai eu la chance de repartir avec trois tirages de leurs artistes.
Aujourd’hui j’aimerais vous présenter PandaKell, parce que j’ai un coup de coeur pour son lapin humanoïde de l’espace.

Vous pouvez voir ses autres travaux sur sa page Facebook.

Graphitec Conférence Communication imprimée

Comment la communication imprimée peut-elle valoriser ses atouts à l’heure du numérique ?

Stéphane Cazaud

Il est directeur d’une agence de communication pour les agents immobiliers. Les enjeux pour ces agents immobiliers sont de :

  1. Rentrer des mandats de vente en communiquant physiquement grâce au print : flyers, magazines, cartes de visite ;
  2. Vendre : support internet



Le print en réalité augmentée est un atout, pour bien voir le bien et contacter l’agence par exemple.

Isabelle Mical

Son catalogue prend la moitié du budget communication. Ils se sont demandé s’il fallait le garder. Pour Isabelle Mical, ce catalogue est important. Il permet à la marque d’exister dans les châteaux et les maisons. Il est même offert en cadeau aux journalistes. Elle a aussi lancé un magazine en ligne, assorti d’un magazine papier nommé Instant. Il est intéressant de constater que le digital a fait naître un magazine papier dans cet exemple. Et cela montre bien que le digital et le print se complètent. Leur catalogue est un succès : leur tirage augmente tout le temps car beaucoup de clients le lisent. Avant le format du catalogue lui permettait de rentrer dans une poche et une portière de voiture, ce qui était très pratique pour les voyageurs. Mais ils ont augmenté la taille pour faire rentrer plus d’adresses. Cette décision a été un drame. Les gens ne le prenaient plus, parce qu’il ne rentrait plus dans un petit espace. Ils ont dû diminuer la taille mais il fait presque un kilogramme alors cela pose problème.


Phillipe Pelletier

N’importe qui peut s’informer sur internet. Il est donc important d’aller au-delà. Ce qu’on ne trouve pas : des exemples. Posséder la technologie de Canon est intéressant mais qu’en faire ?

Pendant longtemps : le print était considéré comme vieux et le digital comme nouveau. Le print aujourd’hui revient parce qu’il propose une expérience sensorielle.

C’est pourquoi le livre propose une expérience différente. Il fait la démonstration d’un livre de photos d’un shooting de mode. L’application du smartphone permet de visualiser du contenu supplémentaire et de continuer l’expérience de la marque via une application.

Ainsi, le message est personnalisable en fonction du client. Il est alors possible de repenser sa communication en intégrant le facteur technologique. Tout d’abord à qui dois-je m’adresser et comment ? Et ensuite se questionner sur la technologie

Philipe Bezaguet

Il nous raconte son expérience avec Nestlé. Le problème de la marque était que toutes les boites de chocolat étaient différentes et Nestlé disparaissait dans les rayons et ne savait pas qui achetait ses produits. Ils ont donc mis en place un bandeau et un QR code. Il était possible d’acheter la boite, de faire personnaliser le bandeau, et de l’offrir à quelqu’un. Il y avait donc l’expérience de l’acheteur et l’expérience de la personne qui recevait le cadeau. Et cette idée a résolu le problème de la récupération des coordonnées. Quand les données sont demandées avant l’achat du produit cela peut être bizarre pour les utilisateurs. Les acheteurs de la boite qui veulent le bandeau donnent leurs coordonnées pour le recevoir, et c’est vécu d’une manière normale.

Graphitec Conférence Les papiers innovants

Création et production : les papiers innovants comment s’en servir ?

Le papier est un support ancestral. La cellulose, datant du 19éme siècle (avant ils utilisaient du chiffon) a transformé le paysage parisien. Le papier est innovant parce que c’est un support qui n’arrête pas d’évoluer. De plus, l’industrie du papier ne tue pas d’arbres. En effet, ils récupèrent juste les morceaux de chutes inutilisables des scieries.

Arnaud Jouvance

It’s not paper, it’s not plastic, it’s Paptic

Arnaud Jouvance

Paptic utilise de nouveaux matériaux pour créer son papier. Il s’agit de remplacer le plastique mais avec des matériaux biosourcés et biodégradables. Aucune fibre ne provient de la pétrochimie. Les fibres utilisées viennent de forêts de bois durables, et ce sont des fibres longues. Dans le processus de fabrication, ils utilisent une mousse constituée d’un peu d’eau et d’air (1/3 eau et 2/3 air) pour travailler les fibres, ce qui nécessite moins d’énergie et moins d’eau. Ce papier a un avantage écologique important. Il se dégrade très vite et ne finit donc pas dans les océans une fois jeté. Il peut aussi se recycler avec n’importe quel papier et carton, en enrichissant au passage la filière de recyclage, comme les fibres sont non raffinées.

Ce papier est notamment utilisé pour faire des sacs. Il est deux fois plus résistant que les sacs en papier kraft. L’outil est un peu plus cher, mais sa résistance permet de diminuer le grammage pour réaliser des économies.

Tous ces critères ont séduit les Galeries Lafayettes qui travaillent avec Paptic pour la réalisation de leurs sacs.

Paptic peut aussi servir d’enveloppe. Elle arrive chez le client moins froissée, et il y a un toucher particulier valorisant le produit, lui donnant une image de luxe. Ils ont noté qu’il y avait moins de retours de produits avec ce type d’enveloppe.

Paptic peut aussi se substituer au coton (qui est polluant) et être cousu pour créer de petits pochons.

Frédéric Delage

Pour une entreprise fabriquant du papier, le retour sur investissement est long. Puis le secteur porte des innovations peu spectaculaires. Le papier peut être résistant à l’eau, au feu, recyclé, adapté aux procédés d’impression, respectueux des normes environnementales… Paptic est un cas à part. Pour innover, il faut prendre un papier et détourner son application. Nous pensons peu aux notices de médicaments par exemple, mais le pliage malabar est très innovant. Les notices devenant plus grandes, il faut aussi baisser le grammage pour qu’elles puissent se plier et rentrer dans la boite. Les échantillons de parfums sont aussi très innovants. Le parfum est enfermé dans un carton et un système de pulvérisateur permet de sortir le parfum pour l’appliquer sur soi.

Philippe Mérer

Il raconte l’expérience du papier à base d’algues. Il ne faut pas hésiter à travailler des supports surprenants, même s’il y a beaucoup d’idées reçues à démonter. Promouvoir ces supports innovants est difficile.

Guillaume Pineau-Valencienne

Il présente Snapress, une application de réalité augmentée pour les éditeurs. Elle permettrait, par exemple, d’actualiser le contenu des manuels.

L’équipe constate le succès de leur idée grâce à volumétrie de scans.

Il est aussi possible d’avoir l’application en marque blanche (sans marque distinctive), pour l’intégrer dans la stratégie commerciale d’une entreprise. Et l’entreprise utilisant Snapress reste propriétaire de ses données contrairement à l’utilisation de Google. Les taux de conversion des clients étant très supérieur aux taux sur le web permettent à l’application de concurrence Google Adwords.

Philippe Mérer

Pour que les utilisateurs téléchargent l’application et la garde même après l’effet surprenant, il faut une promesse forte. Comme un film ou une vidéo.