L’apport du dessin pour le / la webdesigner

Faut-il savoir dessiner pour être webdesigner ? C’est un débat qui a agité les forums dédiés fût un temps et les réponses divergent.

Dans cet article je vais vous donner ma réponse personnelle, et donc totalement biaisée et subjective. J’espère que cela vous apportera quelques réflexions dans vos choix de vie (choix de carrière comme choix de prestataire de services).

Non il n’est pas nécessaire de savoir dessiner pour faire un site web. En revanche, le dessin m’apporte beaucoup de choses que je vais détailler ici.

Apprendre à dessiner pour mieux traduire une idée visuellement

Je n’ai pas un niveau extraordinaire en dessin, comme vous pouvez le voir dans mes dessins Inktober (pour voir mes dessins de cette année, cliquez ici). Fût un temps, j’avais même des difficultés à visualiser quelque chose dans ma tête. Des gens sont capables de voir quelque chose dans leur champ de vision qui n’existe pas. En psychiatrie, c’est appelé une hallucination visuelle et ce n’est jamais bon signe. Mais moi je trouve ça tellement pratique ! Ces personnes, ayant une facilité avec le sens visuel, sont capables de projeter dans leur vision une idée qu’ils ont dans leur tête. Moi j’ai plus de facilité avec le ressenti, l’émotion, l’intuition (tout ce qui touche le sens kinesthésique). Quand on me dit « Tu vois ce que je veux dire ? » la plupart du temps je ne vois rien. En soi, nous avons tous plus de facilité avec certains sens que d’autres. Il y a des gens qui ont plus de facilité avec le son et sont capables de percevoir la moindre modulation de la voix. Et des personnes qui peuvent sentir l’odeur des émotions de leurs interlocuteurs. Il y a de tout, personne n’est fou ou anormal dans l’histoire. L’idéal serait de pouvoir switcher d’un sens à l’autre suivant ses besoins sans perdre en qualité.

Parce que c’est aussi un besoin

À un moment, j’avais besoin de plus de « visuel ». Aimer réaliser des projets créatifs, c’est bien. Mais je me suis retrouvée bloqué pour certaines choses. Par exemple, pour le tricot, j’avais du mal à suivre un tutoriel papier. Je n’arrivais pas à visualiser la position de mes mains, de mes mailles, de mes aiguilles. Plus généralement, il faut pouvoir faire appel au visuel dans la communication, pour faire passer un message. Je me souviens de cette fois où j’ai expliqué un exercice d’hypnose à une amie collègue, pour finir par le réaliser sur elle et elle sur moi… Au final, c’est un petit schéma tout simple, sans aucune technique (avec des flèches), qui lui a permis de comprendre l’idée. Aucune technicité dans ce dessin mais il m’a fallut pouvoir visualiser l’exercice dans ma tête, voir les chemins à prendre et simplifier tout ça.

Parce que le dessin facilite

« Une image vaut mieux qu’un long discours » il paraît. Je n’ai pas besoin de devenir une virtuose du dessin pour dessiner une maquette de site web. Il suffit de faire des carrés, des rectangles, et des « gribouillis » pour imaginer un site sur papier. En revanche, j’ai besoin de traduire des idées, des concepts du client en visuel. Nous gagnons ainsi en compréhension, et je m’assure de bien saisir les besoins du client. Le dessin est donc un des moyens que j’utilise pour améliorer mes capacités de visualisation. J’utilise aussi l’hypnose, la photographie et les casse-tête. Ces outils m’ont aidé à progresser.

Dessiner pour composer une image

Le webdesign, même s’il s’agit d’un métier technique, fait aussi partie des métiers artistiques. Sans forcément dessiner, il faut éduquer son oeil à la composition et à l’esthétique d’une image. Cela peut passer par différents moyens, dont pour moi le dessin. Dessiner permet de faire, de construire directement. Pour certaines personnes, lire des explications sur la perspective peut être suffisant pour comprendre ce point technique. Mais faire permet de comprendre autrement.

Le dessin pour tester de nouvelles idées et développer des concepts

Il est aussi possible de tester de nouvelles idées sur un logiciel de dessin vectoriel, via un ordinateur. Pour ma part, j’aime la possibilité de pouvoir m’éloigner de mon ordinateur de temps en temps, pour m’exercer sur un autre support. C’est aussi un bon moyen de sortir un peu de ses habitudes et cela favorise l’émergence de nouvelles idées.

Voilà pourquoi j’apprends à dessiner. Le dessin ne me paraît pas essentiel à l’activité du webdesigner mais pour ma part, cela me permet de m’améliorer.

Réflexion bonus : l’évolution du métier de webdesigner

Le dessin est-il nécessaire pour le ou la webdesigner ? Beaucoup de webdesigners cherchent à élargir au maximum leurs compétences pour faciliter leur recherche de travail. Je vois aussi beaucoup d’offres d’emplois pour ce domaine demandant un.e candidat.e webdesigner qui combine plusieurs métiers à la fois. Le ou la webdesigner idéal.e, selon ces offres, doit aussi être graphiste, intégrateur, développeur web (si en plus il faut être fullstack…), motion designer, infographiste et j’en passe. Comment voulez-vous que nous soyons spécialisé.e.s dans la création de sites web si nous devons en plus faire trente métiers en même temps ? Et comment un être humain peut-il gérer tout ça sur un même poste ? Il est vrai qu’engager une personne pour faire cinq métiers en même temps peut faire économiser de l’argent en évitant d’embaucher cinq profils différents pour ces tâches. Mais quid de la qualité du travail derrière ? Et même si l’employé est très qualifié dans toutes ses tâches… Aura-t-il le temps de tout gérer ? Nous sommes des humains, pas des robots.

La passion et l’envie avant tout

Certes, pour ceux qui me suivent, vous vous rendez compte que je m’intéresse à beaucoup de choses et donc que je pourrais faire exactement ce dont je me plains. Mais je développe surtout ces nouvelles compétences par passion et je ne comprends pas qu’on puisse vouloir un employé pour cinq métiers différents.

Voilà pour mes réflexions. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Personnalité inspirante : PandaKell

J’ai découvert un artwork de cet artiste lors de la convention Mangachamps, où j’étais appelée en tant qu’hypnotiseuse. Le stand Studio JM Production proposait des quizz de culture générale et j’ai eu la chance de repartir avec trois tirages de leurs artistes.
Aujourd’hui j’aimerais vous présenter PandaKell, parce que j’ai un coup de coeur pour son lapin humanoïde de l’espace.

Vous pouvez voir ses autres travaux sur sa page Facebook.

Graphitec Conférence Les papiers innovants

Création et production : les papiers innovants comment s’en servir ?

Le papier est un support ancestral. La cellulose, datant du 19éme siècle (avant ils utilisaient du chiffon) a transformé le paysage parisien. Le papier est innovant parce que c’est un support qui n’arrête pas d’évoluer. De plus, l’industrie du papier ne tue pas d’arbres. En effet, ils récupèrent juste les morceaux de chutes inutilisables des scieries.

Arnaud Jouvance

It’s not paper, it’s not plastic, it’s Paptic

Arnaud Jouvance

Paptic utilise de nouveaux matériaux pour créer son papier. Il s’agit de remplacer le plastique mais avec des matériaux biosourcés et biodégradables. Aucune fibre ne provient de la pétrochimie. Les fibres utilisées viennent de forêts de bois durables, et ce sont des fibres longues. Dans le processus de fabrication, ils utilisent une mousse constituée d’un peu d’eau et d’air (1/3 eau et 2/3 air) pour travailler les fibres, ce qui nécessite moins d’énergie et moins d’eau. Ce papier a un avantage écologique important. Il se dégrade très vite et ne finit donc pas dans les océans une fois jeté. Il peut aussi se recycler avec n’importe quel papier et carton, en enrichissant au passage la filière de recyclage, comme les fibres sont non raffinées.

Ce papier est notamment utilisé pour faire des sacs. Il est deux fois plus résistant que les sacs en papier kraft. L’outil est un peu plus cher, mais sa résistance permet de diminuer le grammage pour réaliser des économies.

Tous ces critères ont séduit les Galeries Lafayettes qui travaillent avec Paptic pour la réalisation de leurs sacs.

Paptic peut aussi servir d’enveloppe. Elle arrive chez le client moins froissée, et il y a un toucher particulier valorisant le produit, lui donnant une image de luxe. Ils ont noté qu’il y avait moins de retours de produits avec ce type d’enveloppe.

Paptic peut aussi se substituer au coton (qui est polluant) et être cousu pour créer de petits pochons.

Frédéric Delage

Pour une entreprise fabriquant du papier, le retour sur investissement est long. Puis le secteur porte des innovations peu spectaculaires. Le papier peut être résistant à l’eau, au feu, recyclé, adapté aux procédés d’impression, respectueux des normes environnementales… Paptic est un cas à part. Pour innover, il faut prendre un papier et détourner son application. Nous pensons peu aux notices de médicaments par exemple, mais le pliage malabar est très innovant. Les notices devenant plus grandes, il faut aussi baisser le grammage pour qu’elles puissent se plier et rentrer dans la boite. Les échantillons de parfums sont aussi très innovants. Le parfum est enfermé dans un carton et un système de pulvérisateur permet de sortir le parfum pour l’appliquer sur soi.

Philippe Mérer

Il raconte l’expérience du papier à base d’algues. Il ne faut pas hésiter à travailler des supports surprenants, même s’il y a beaucoup d’idées reçues à démonter. Promouvoir ces supports innovants est difficile.

Guillaume Pineau-Valencienne

Il présente Snapress, une application de réalité augmentée pour les éditeurs. Elle permettrait, par exemple, d’actualiser le contenu des manuels.

L’équipe constate le succès de leur idée grâce à volumétrie de scans.

Il est aussi possible d’avoir l’application en marque blanche (sans marque distinctive), pour l’intégrer dans la stratégie commerciale d’une entreprise. Et l’entreprise utilisant Snapress reste propriétaire de ses données contrairement à l’utilisation de Google. Les taux de conversion des clients étant très supérieur aux taux sur le web permettent à l’application de concurrence Google Adwords.

Philippe Mérer

Pour que les utilisateurs téléchargent l’application et la garde même après l’effet surprenant, il faut une promesse forte. Comme un film ou une vidéo.

Graphitec Conférence Peut-on vraiment se passer de papier ?

Catalogues et prospectus, peut-on vraiment se passer de papier ?

Elisabeth Cony : le catalogue en tête

Elle a réalisé une étude sur les supports de distributions et découvert que le premier support des sociétés de distributions se trouve être le catalogue de boîte aux lettres. Le deuxième support privilégié est le courrier. La lettre et le catalogue sont très utiles pour réactiver les clients dormants. Et les gens sont encore très attachés au catalogue papier.

Anthony Mahé : le rapport du public au numérique et au papier

Il tient tout d’abord à défaire certaines idées fausses.

Premièrement : la dématérialisation.

Il n’y a pas de dématérialisation. Nous utilisons toujours des machines pour dématérialiser nos documents et les consulter. Les professionnels du numérique travaillent de la donnée et veulent se désolidariser de l’industrie. Mais au final, il y a toujours de la matière.

Deuxièmement : un message peut être décliné sur tous les supports parce que le client lira le même message.

Cette idée est fausse parce que le vrai message est le média lui-même. Un média est une expérience particulière et permet de s’approprier le message

Troisièmement : faire une campagne avec des brochures, des emails, et en utilisant les réseaux sociaux coûte cher, mieux vaut se centrer sur Facebook seulement.

Il ne faut pas suivre cette idée parce que ne permet pas de penser à l’utilisateur et à l’effet que nous souhaitons provoquer chez lui. Il faut aussi penser à l’économie de l’attention. Quelqu’un qui récupère un courrier : va à la boîte aux lettres, soupèse le courrier, ouvre, lit. C’est tout un rituel, une bulle d’attention, dans laquelle la personne est plus disponible.
Quant à l’email : il est lu partout, avec moins d’attention. Si l’objectif est que la personne prenne du temps à lire le message il faut donc mieux envoyer un courrier. Les emails et les notifications push sont intéressants pour les messages rapides.
Offrir un catalogue c’est offrir un objet physique qui va rester dans l’intimité du foyer (encore plus si le catalogue est de bonne qualité et soigné). Le message va donc rester plus longtemps. C’est encore différent lorsque nous recevons une notification push en passant près d’un magasin, signalant qu’il y a des réductions à l’intérieur.

Jean Marc Piquet : problématiques financières

De nouvelles taxes et l’augmentation des coûts posent problème à l’industrie du papier. L’éco-contribution CITEO, par exemple, est une taxe pour aider les collectivités à recycler. Il y a aussi les taxes sur le papier, le coût du timbre qui a augmenté de 148 %, le coût du pétrole qui a augmenté et se répercutant sur le tarif du transport. En revanche le budget communication des services marketing n’a pas augmenté. Les entreprises qui consomment du papier trouvent donc des stratégies pour diminuer les coûts de leurs commandes : baisse des tirages, baisse du grammage du papier et baisse de la pagination, négocier pour des prix plus bas. Et les imprimeurs essaient de trouver de nouvelles encres moins polluantes et de nouveaux procédés pour se conformer aux normes environnementales.

Le catalogue survit toujours malgré tout. Et une nouvelle tendance consiste à le segmenter en fonction des catégories de clients. Par exemple, une entreprise peut avoir un catalogue national avec un tronc commun, et chaque région rajoute ses spécificités.

Damien Verstraete : retour au papier

Malgré les mauvaises nouvelles précédentes, plus d’investisseurs reviennent au papier. Les GAFA par exemple ont investi dans le print. Le digital ne peut pas tout. Le print et le web sont complémentaires.

Christophe Bossut : le papier digital

Ils ont réalisé une expérience pour prouver à leurs clients que le papier a encore un avenir. Les clients des magasins devaient scanner un flash code sur un flyer amenant à un jeu-concours. L’opération a été un grand succès et avec un tarif moins cher que pour une communication totalement digitale. Le papier n’explique pas totalement le succès de cette idée mais l’intégration du papier et du digital ont participé à cette réussite.

Jean Marc Piquet : un papier de meilleure qualité

Auparavant, le catalogue détaillait tous les articles. Maintenant c’est plus une image de marque, une atmosphère. Présenter tous les produits n’est plus essentiel. La qualité, la finition sont plus repérées. La tendance à baisser le grammage et la qualité sont donc dommageables et produisent une sorte de junkpub. Les diffuseurs voulaient baisser le tarif mais aujourd’hui cela renvoie l’image d’une marque qui vend des produits aussi peu qualitatifs que leur catalogue. Maintenant les diffuseurs demandent du meilleur papier, des normes plus responsables… Mais cela coûte de l’argent.

Elisabeth Cony : influence du catalogue

Un catalogue est lourd, véhicule quelque chose. Un commerçant doit présenter 300 produits pour que son catalogue soit rentable. Et un catalogue ne se « swipe » pas comme nos applications favorites. Même s’il y a beaucoup plus de stop-pub sur les boîtes aux lettres, les gens s’arrangent toujours pour avoir leurs catalogues favoris, comme les catalogues de Noël ou de la foire aux vins. Il faut réfléchir au consentement et à l’évolution des usages. Nous sommes prêts à recevoir des informations si elles répondent à nos besoins.

Anthony Mahé : une expérience kinesthésique

Il ajoute la notion d’haptique, c’est-à-dire du toucher. Le papier véhicule une expérience sensorielle, une émotion, qui permet de s’approprier le message.

Christophe Bossut : le papier digital

Il gère aussi une maison d’édition, qui se retrouve donc directement touchée au niveau de son chiffre d’affaires s’ils vendent moins de papiers. Pour faire face, ils ont eu l’idée de sortir un Code du travail connecté. Le papier est mis à jour régulièrement par le digital. Avec cette innovation, ils ont pu stopper la diminution de leurs ventes. Et il est aussi possible de relier le papier et le digital avec la gamification. Comme les papiers avec des zones à gratter. Le papier active le téléphone, personnalisant le grattage. Le papier doit servir à quelque chose.

Damien Verstraete : le papier digital

Nous ne pouvons pas nous passer du papier. Et il faut le relier au digital. L’expérience a prouvé qu’un flyer de marque sans site internet dessus marchait aussi bien qu’un flyer de marque avec site internet.

Anthony Mahé : le papier, une tradition

Le papier est accusé de tuer l’oralité mais nous avons encore des cours de rhétorique en France.
Aujourd’hui des traités de paix sont encore signés sur du papier, qui a encore une vertu civilisationnelle, traditionnelle et solennelle.

Graphitec Salon des imprimeurs et des industries graphiques

J’ai pu visiter le salon Graphitec et assister à quelques conférences. Vous n’avez pu y assister ? Pas de panique, voici des articles pour retrouver les informations et les idées échangées.

Pensez-vous que nous puissions nous passer de papiers dans ce monde qui se digitalise ? Des professionnels du secteur répondent à cette question. Leur avis en suivant ce lien.

Comment un bout de papier peut-il être innovant ? Des éléments de réponse dans une conférence sur les papiers innovants.

Apprenez en plus sur la communication imprimée et sa complémentarité avec le digital avec cette conférence.

Mes dessins pour le Inktober

Si vous ne connaissez pas Inktober, allez lire cet article vous expliquant le challenge créatif.

Mais quel est le rapport entre Inktober et le web design ?

Le dessin, pour le webdesigner, n’est pas aussi fondamental que pour les graphistes et illustrateurs. Pourtant, les webdesigners sont amenés à traduire une idée en dessins, schémas. Par exemple, il m’arrive souvent de dessiner des maquettes de sites au crayon à papier sur une feuille. Bien entendu, les dessins de sites web sont beaucoup plus simples que les Inktobers les plus impressionnants.

Mais Inktober a plusieurs mérites pour moi. Tout d’abord le fait d’installer une habitude créatrice, puisqu’il faut faire un dessin tous les jours. Et pour prendre une bonne habitude, il faut la répéter tous les jours sur plusieurs semaines. Puis, évidemment, cela permet de s’améliorer en dessins. Enfin, cela a aussi comme bénéfice d’aider à mieux visualiser une idée. En effet, le dessin est la traduction d’une idée présente dans la tête, qu’il faut pouvoir visualiser. Dessiner a aussi plein d’autres bénéfices. Pour ma part, ces challenges ont grandement amélioré ma capacité de visualisation. Et avec ceci, la communication. Une image vaut parfois mieux qu’un long discours n’est-ce pas ?

Mon Inktober à moi, et ma nouvelle passion pour les poules

Cette année, j’ai découvert le feutre Posca grâce à une amie dessinatrice. Je me suis donc initiée au Posca noir et au Posca blanc. Et ma vie a changé. Les aplats sont tellement plus beaux avec ces feutres ! En plus, ces feutres sont des marqueurs de peintures. Vous pouvez donc peindre avec beaucoup moins de matériels ! Pour ne pas vous chanter trop longtemps les louanges du Posca, mon nouvel amour, je vais m’arrêter là.

J’ai particulièrement aimé faire mes poules avec ce feutre (bon, dernier compliment pour le Posca, promis). Ces volatiles délirants m’ont beaucoup amusé. J’aimerais en faire de nouvelles et développer un peu plus ce thème, pour voir jusqu’où il va me mener.

Si cela vous intéresse, voici mes créations.

Mon Inktober 2018 Découverte et retour en images

C’est quoi Inktober ?

Il s’agit d’un défi suivi par une quantité phénoménale de gens tout autour du monde, qui consiste à dessiner. Un dessin par jour, avec pour thème les mots dans la liste. Et, règle supplémentaire, il faut dessiner à l’encre noire (encre ou stylo qu’importe).

Autre règle très importante : si vous ne voulez pas suivre les règles, et dessiner avec d’autres couleurs, et ne pas suivre la liste « officielle », ou encore ne pas poster un dessin tous les jours, vous pouvez. L’important est de se mettre une habitude de travail et de poster régulièrement.

L’année dernière, les gens ont même décidé de se lancer d’autres défis en dehors du domaine du dessin pendant le mois. J’ai vu des gens qui arrêtaient de fumer de cette manière.

Pourquoi je trouve cette idée fantastique ?

Vous imaginez ? Chaque jour, plein de gens autour du monde réalisent un dessin autour d’un thème. Et postent leur création ensuite. Puis regardent les dessins des autres. Pendant un temps, tout le monde se réunit pour dessiner. Je trouve cette pensée vertigineuse et extraordinaire. Imaginez si nous pouvions réunir le monde entier autour d’une (ou plusieurs) idées de ce type. Par exemple nettoyer la planète. J’ai vu des gens, sur Paris, ramasser des mégots de cigarettes, armés de sacs poubelles. Quelle force nous aurions si nous pouvions multiplier la part du colibri par tous les « colibris » de la planète !

J’aime cette idée aussi parce que ça m’amène à prendre un temps pour le dessin. Je n’ai pas un très haut niveau, et je n’ai pas « le temps » de pratiquer tout ce que je voudrais dans la journée (en fait, j’ai du « temps » mais je l’utilise pour pratiquer plein de choses… Il faudrait donc que j’en supprime mais…). Le dessin est important pour mon corps de métier bien sûr, moins pour le webdesign heureusement (je peux m’en sortir avec des bonshommes en bâton), mais aussi par intérêt personnel. Alors Inktober est l’occasion de jouer avec tout le monde.

Enfin, ce challenge créatif permet de découvrir de nouveaux talents et de nouvelles inspirations. Un thème mais tant de dessins différents ! C’est incroyable de voir à quel point un thème peut être décliné à ce point.

Un exemple pratique : l’année 2018

Voilà la liste officielle, postée par le créateur d’Inktober Jake Parker. Vous pourrez retrouver les dessins de plein de créateurs sur internet, notamment sur les réseaux sociaux grâce au hashtag : #Inktober2018. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à découvrir le site officiel du Inktober. Je vous prépare aussi un article, la semaine prochaine, pour vous montrer quelques créations du Inktober 2018. Vous pourrez aussi voir mes créations en fin de mois.

Je vous montre aussi mes créations de mon Inktober 2018.

Est-ce que vous allez faire le Inktober vous aussi ? Montrez-moi vos créations en commentaire !

PSD Paris 2019 Conférence : Mobile et social commerce c’était l’avenir, c’est le présent 2

Christophe Bourron (Prestashop), Caroline Thelier (Paypal), Guillaume Cavaroc (Facebook), Stéphane Le Goff (Criteo)

La conférence commence avec Caroline Thelier qui explique l’importance du mobile pour les internautes : « Le mobile est devenu la destination privilégiée des internautes. ». Il faut donc penser à eux et créer une expérience utilisateur adaptée aux mobiles.

Elle ajoute aussi que « 50% des clients disent qu’ils n’auraient pas fait la commande s’il n’y avait pas Paypal. ». Et c’est logique. Nous ne sortons pas tous notre carte bancaire partout, dans toutes les situations. Alors que grâce à PayPal, l’achat est beaucoup plus simple et rassurant : un mail, un clic. De plus, notre téléphone nous suit partout, ce qui n’est pas toujours le cas de notre carte bancaire. Et qui n’a pas consulter les fiches de produits sur son téléphone tout en se trouvant dans le magasin ?

Mobile + réseaux sociaux = un enjeu important

Nous continuons avec Guillaume Cavaroc pour qui mobile et réseaux sociaux ne font qu’un. Les réseaux sociaux sont, par ailleurs, d’abord mobiles first (pensés pour une utilisation sur mobile).

Pour Caroline, les réseaux sociaux sont un enjeu important pour les marques et le commerce. L’objectif est de convertir les visiteurs en clients même si ce n’est pas l’objectif premier de l’utilisateur du réseau social. Elle donne l’exemple d’Instagram. La plateforme a réalisé un nouveau partenariat pour mettre en lien l’acheteur et le vendeur directement sur Instagram. Acheter sans quitter la plateforme limite ainsi les frictions et favorise les achats.

Stéphane ajoute que les commerçant deviennent ainsi des communautés en ligne.


La présence sur les réseaux sociaux impact sur les ventes en ligne et en magasin et convertissent les usagers des réseaux en acheteur. Sur les réseaux sociaux : les produits cherchent les personnes et développent une communauté qu’ils convertissent et on cible une population précise et massive. De plus, les formats de publications possibles sur les réseaux sont riches, ce qui ouvre plus de possibilités.

Enfin, internet permet de mesurer le retour sur investissement.

Le social selling

Le social commerce est la possibilité d’effectuer la transaction sur réseaux sociaux, fonctionnalité qui en est à ses débuts actuellement. Instagram checkout, par exemple, est testé depuis deux mois aux USA.

La tendance plus forte dans les pays asiatiques (cf WeChat). Cela s’explique par une explosion de la middle class (plus fortunée) et du mobile au même moment. Ici, les millenials vont être les plus gros consommateurs dans les années à venir.

Stéphane précise qu’il faut être là au bon moment. Le prochain défi : la dimension temps pour arriver dans le bon mindset de l’utilisateur, leur parler quand ils écoutent. Alors comment être présent au moment pile où l’utilisateur d’Instagram, par exemple, cherche une paire de chaussure ? Nous verrons les stratégies que les marques mettront en place.

Vient ensuite une démonstration du compte Instagram d’Adidas, qui teste la fonctionnalité Instagram Checkout aux USA. Il suffit de remplir ses données une première fois puis elles sont sauvegardées. Les achats suivants sont ainsi plus rapide. Limiter le nombre de clics entre la décision d’achat et l’achat du produit permet de s’assurer de ne pas perdre l’acheteur. La fonctionnalité tente aussi d’assurer la possibilité de mettre plusieurs produits dans le panier, qui est pour l’instant limité à un.

Caroline ajoute que le social commerce ne se fait pas tout seul. Il faut un partenariat entre les plus grands. Paypal a plus de quarante partenariats et cela change la trajectoire de PayPal et de tous les grands acteurs. Les acteurs du paiement cherchent à supprimer le paiement parce qu’il est vécu comme négatif. Avec la fonctionnalité One touch, il suffit d’un clic pour payer. 30 % des utilisateurs de PayPal l’ont déjà activé.

Instagram Checkout et Netflix servent aussi d’exemples. En effet, pour la plateforme de streaming, il suffit de rentrer ses données de paiements une fois et le renouvellement se fait tous les mois automatiquement.

Comment obtenir plus d’engagement ?

Stéphane et Guillaume insistent sur les tests. Internet nous permet d’avoir beaucoup plus d’indicateurs statistiques différents, permettant ainsi de réaliser des tests. Il faut tester, voir ce qui marche, et apprendre. Et « pensez mobile dès le début ».