Graphitec Conférence Les papiers innovants

Création et production : les papiers innovants comment s’en servir ?

Le papier est un support ancestral. La cellulose, datant du 19éme siècle (avant ils utilisaient du chiffon) a transformé le paysage parisien. Le papier est innovant parce que c’est un support qui n’arrête pas d’évoluer. De plus, l’industrie du papier ne tue pas d’arbres. En effet, ils récupèrent juste les morceaux de chutes inutilisables des scieries.

Arnaud Jouvance

It’s not paper, it’s not plastic, it’s Paptic

Arnaud Jouvance

Paptic utilise de nouveaux matériaux pour créer son papier. Il s’agit de remplacer le plastique mais avec des matériaux biosourcés et biodégradables. Aucune fibre ne provient de la pétrochimie. Les fibres utilisées viennent de forêts de bois durables, et ce sont des fibres longues. Dans le processus de fabrication, ils utilisent une mousse constituée d’un peu d’eau et d’air (1/3 eau et 2/3 air) pour travailler les fibres, ce qui nécessite moins d’énergie et moins d’eau. Ce papier a un avantage écologique important. Il se dégrade très vite et ne finit donc pas dans les océans une fois jeté. Il peut aussi se recycler avec n’importe quel papier et carton, en enrichissant au passage la filière de recyclage, comme les fibres sont non raffinées.

Ce papier est notamment utilisé pour faire des sacs. Il est deux fois plus résistant que les sacs en papier kraft. L’outil est un peu plus cher, mais sa résistance permet de diminuer le grammage pour réaliser des économies.

Tous ces critères ont séduit les Galeries Lafayettes qui travaillent avec Paptic pour la réalisation de leurs sacs.

Paptic peut aussi servir d’enveloppe. Elle arrive chez le client moins froissée, et il y a un toucher particulier valorisant le produit, lui donnant une image de luxe. Ils ont noté qu’il y avait moins de retours de produits avec ce type d’enveloppe.

Paptic peut aussi se substituer au coton (qui est polluant) et être cousu pour créer de petits pochons.

Frédéric Delage

Pour une entreprise fabriquant du papier, le retour sur investissement est long. Puis le secteur porte des innovations peu spectaculaires. Le papier peut être résistant à l’eau, au feu, recyclé, adapté aux procédés d’impression, respectueux des normes environnementales… Paptic est un cas à part. Pour innover, il faut prendre un papier et détourner son application. Nous pensons peu aux notices de médicaments par exemple, mais le pliage malabar est très innovant. Les notices devenant plus grandes, il faut aussi baisser le grammage pour qu’elles puissent se plier et rentrer dans la boite. Les échantillons de parfums sont aussi très innovants. Le parfum est enfermé dans un carton et un système de pulvérisateur permet de sortir le parfum pour l’appliquer sur soi.

Philippe Mérer

Il raconte l’expérience du papier à base d’algues. Il ne faut pas hésiter à travailler des supports surprenants, même s’il y a beaucoup d’idées reçues à démonter. Promouvoir ces supports innovants est difficile.

Guillaume Pineau-Valencienne

Il présente Snapress, une application de réalité augmentée pour les éditeurs. Elle permettrait, par exemple, d’actualiser le contenu des manuels.

L’équipe constate le succès de leur idée grâce à volumétrie de scans.

Il est aussi possible d’avoir l’application en marque blanche (sans marque distinctive), pour l’intégrer dans la stratégie commerciale d’une entreprise. Et l’entreprise utilisant Snapress reste propriétaire de ses données contrairement à l’utilisation de Google. Les taux de conversion des clients étant très supérieur aux taux sur le web permettent à l’application de concurrence Google Adwords.

Philippe Mérer

Pour que les utilisateurs téléchargent l’application et la garde même après l’effet surprenant, il faut une promesse forte. Comme un film ou une vidéo.

Graphitec Conférence Peut-on vraiment se passer de papier ?

Catalogues et prospectus, peut-on vraiment se passer de papier ?

Elisabeth Cony : le catalogue en tête

Elle a réalisé une étude sur les supports de distributions et découvert que le premier support des sociétés de distributions se trouve être le catalogue de boîte aux lettres. Le deuxième support privilégié est le courrier. La lettre et le catalogue sont très utiles pour réactiver les clients dormants. Et les gens sont encore très attachés au catalogue papier.

Anthony Mahé : le rapport du public au numérique et au papier

Il tient tout d’abord à défaire certaines idées fausses.

Premièrement : la dématérialisation.

Il n’y a pas de dématérialisation. Nous utilisons toujours des machines pour dématérialiser nos documents et les consulter. Les professionnels du numérique travaillent de la donnée et veulent se désolidariser de l’industrie. Mais au final, il y a toujours de la matière.

Deuxièmement : un message peut être décliné sur tous les supports parce que le client lira le même message.

Cette idée est fausse parce que le vrai message est le média lui-même. Un média est une expérience particulière et permet de s’approprier le message

Troisièmement : faire une campagne avec des brochures, des emails, et en utilisant les réseaux sociaux coûte cher, mieux vaut se centrer sur Facebook seulement.

Il ne faut pas suivre cette idée parce que ne permet pas de penser à l’utilisateur et à l’effet que nous souhaitons provoquer chez lui. Il faut aussi penser à l’économie de l’attention. Quelqu’un qui récupère un courrier : va à la boîte aux lettres, soupèse le courrier, ouvre, lit. C’est tout un rituel, une bulle d’attention, dans laquelle la personne est plus disponible.
Quant à l’email : il est lu partout, avec moins d’attention. Si l’objectif est que la personne prenne du temps à lire le message il faut donc mieux envoyer un courrier. Les emails et les notifications push sont intéressants pour les messages rapides.
Offrir un catalogue c’est offrir un objet physique qui va rester dans l’intimité du foyer (encore plus si le catalogue est de bonne qualité et soigné). Le message va donc rester plus longtemps. C’est encore différent lorsque nous recevons une notification push en passant près d’un magasin, signalant qu’il y a des réductions à l’intérieur.

Jean Marc Piquet : problématiques financières

De nouvelles taxes et l’augmentation des coûts posent problème à l’industrie du papier. L’éco-contribution CITEO, par exemple, est une taxe pour aider les collectivités à recycler. Il y a aussi les taxes sur le papier, le coût du timbre qui a augmenté de 148 %, le coût du pétrole qui a augmenté et se répercutant sur le tarif du transport. En revanche le budget communication des services marketing n’a pas augmenté. Les entreprises qui consomment du papier trouvent donc des stratégies pour diminuer les coûts de leurs commandes : baisse des tirages, baisse du grammage du papier et baisse de la pagination, négocier pour des prix plus bas. Et les imprimeurs essaient de trouver de nouvelles encres moins polluantes et de nouveaux procédés pour se conformer aux normes environnementales.

Le catalogue survit toujours malgré tout. Et une nouvelle tendance consiste à le segmenter en fonction des catégories de clients. Par exemple, une entreprise peut avoir un catalogue national avec un tronc commun, et chaque région rajoute ses spécificités.

Damien Verstraete : retour au papier

Malgré les mauvaises nouvelles précédentes, plus d’investisseurs reviennent au papier. Les GAFA par exemple ont investi dans le print. Le digital ne peut pas tout. Le print et le web sont complémentaires.

Christophe Bossut : le papier digital

Ils ont réalisé une expérience pour prouver à leurs clients que le papier a encore un avenir. Les clients des magasins devaient scanner un flash code sur un flyer amenant à un jeu-concours. L’opération a été un grand succès et avec un tarif moins cher que pour une communication totalement digitale. Le papier n’explique pas totalement le succès de cette idée mais l’intégration du papier et du digital ont participé à cette réussite.

Jean Marc Piquet : un papier de meilleure qualité

Auparavant, le catalogue détaillait tous les articles. Maintenant c’est plus une image de marque, une atmosphère. Présenter tous les produits n’est plus essentiel. La qualité, la finition sont plus repérées. La tendance à baisser le grammage et la qualité sont donc dommageables et produisent une sorte de junkpub. Les diffuseurs voulaient baisser le tarif mais aujourd’hui cela renvoie l’image d’une marque qui vend des produits aussi peu qualitatifs que leur catalogue. Maintenant les diffuseurs demandent du meilleur papier, des normes plus responsables… Mais cela coûte de l’argent.

Elisabeth Cony : influence du catalogue

Un catalogue est lourd, véhicule quelque chose. Un commerçant doit présenter 300 produits pour que son catalogue soit rentable. Et un catalogue ne se « swipe » pas comme nos applications favorites. Même s’il y a beaucoup plus de stop-pub sur les boîtes aux lettres, les gens s’arrangent toujours pour avoir leurs catalogues favoris, comme les catalogues de Noël ou de la foire aux vins. Il faut réfléchir au consentement et à l’évolution des usages. Nous sommes prêts à recevoir des informations si elles répondent à nos besoins.

Anthony Mahé : une expérience kinesthésique

Il ajoute la notion d’haptique, c’est-à-dire du toucher. Le papier véhicule une expérience sensorielle, une émotion, qui permet de s’approprier le message.

Christophe Bossut : le papier digital

Il gère aussi une maison d’édition, qui se retrouve donc directement touchée au niveau de son chiffre d’affaires s’ils vendent moins de papiers. Pour faire face, ils ont eu l’idée de sortir un Code du travail connecté. Le papier est mis à jour régulièrement par le digital. Avec cette innovation, ils ont pu stopper la diminution de leurs ventes. Et il est aussi possible de relier le papier et le digital avec la gamification. Comme les papiers avec des zones à gratter. Le papier active le téléphone, personnalisant le grattage. Le papier doit servir à quelque chose.

Damien Verstraete : le papier digital

Nous ne pouvons pas nous passer du papier. Et il faut le relier au digital. L’expérience a prouvé qu’un flyer de marque sans site internet dessus marchait aussi bien qu’un flyer de marque avec site internet.

Anthony Mahé : le papier, une tradition

Le papier est accusé de tuer l’oralité mais nous avons encore des cours de rhétorique en France.
Aujourd’hui des traités de paix sont encore signés sur du papier, qui a encore une vertu civilisationnelle, traditionnelle et solennelle.

Quand la technologie m’aide en tant qu’hypnotiseuse…

Une autre de mes grandes passions est l’hypnose. J’ai une manière bien précise de m’organiser avec cette passion-là, pour optimiser tout ce que je peux et profiter d’un maximum de choses. Et je me suis rendu compte, à un moment, que mon organisation avait encore passé un palier, et que cela surprenait mes camarades de formation. C’est pourquoi je vous propose un « petit » article pour vous expliquer ce qui m’aide à m’organiser, dans l’espoir que cela vous aide aussi dans votre vie quotidienne.

La technologie à mon secours

Scribzee et ses papiers connectés

Un jour, j’ai eu besoin de fiches Bristol pour réaliser des flashcards (une méthode pour retenir des informations très intéressante). (Mal)heureusement, je n’avais trouvé que les fiches bristol d’Oxford, reliées à l’application Scribzee. Après avoir massacré cartes et fiches à coup de ciseaux, j’ai quand même jeté un oeil à l’application.

Le principe de l’application est simple : prenez les papiers connectés à l’application Scribzee, faites vos travaux sur les papiers, scannez les papiers dans l’application. Vous pouvez alors organiser vos notes de plusieurs manières. Un des points qui me plaisent le plus, c’est la possibilité de créer une fiche de révision avec plusieurs pages. Par exemple, je suis sur un chapitre d’hypnose qui me prend le recto, le verso de ma première fiche, et une nouvelle fiche en plus. Sur l’application, je peux tout rassembler dans le même document. De même pour les cahiers connectés. Je peux scanner tout le cahier et retrouver mes feuilles dans un même document. De même, si je mets trois cours dans deux cahiers, je peux scanner mes cours de manière séparée, de sorte que chaque cours soit un seul cahier sur mon application. Je trouve cette application fantastique. J’ai toutes les notes dont j’ai besoin sur mon téléphone, organisées correctement, rangées dans des « tiroirs ». Avec un gain de place évident (fini les carnets plein de notes qui trainent partout avec cette application… Le carnet est scanné, sauvegardé, pourquoi le garder en version physique ?), et un gain de poids dans le sac… Il y a aussi un gain de temps évident. Lors d’une réunion de travail à plusieurs, il suffit de scanner la feuille et de l’envoyer aux autres personnes. Les documents sont exportables en format pdf et l’application est reliée à Evernote.

Evernote

L’application permet de prendre des notes, de les organiser ensemble, et de les classer dans des « tiroirs » pour mieux s’y retrouver. J’apprécie la possibilité de me déplacer sans avoir besoin de plusieurs carnets, parce que tout est dans mon téléphone. De plus, celle application prend aussi en photo, pour enrichir ses carnets de visuels. Et, cerise sur le gâteau, Evernote propose des modèles de documents, pour s’épargner le travail de mise en page pouvant être fastidieux sur téléphone. Bien entendu, tous les modèles possibles ne s’y trouvent pas. Je n’ai pas trouvé le modèle « spectacle d’hypnose » par exemple, mais il est possible de partir des modèles existant pour les réadapter plus facilement. Cette application est particulièrement utile dans les transports, là où le réseau passe, pour passer le temps entre deux arrêts à durée indéterminée.

CamScanner

Pour scanner tout ce qui n’est pas connecté à Scribzee et qui ne peut pas être stocké sur Evernote. Le scanner a une fonctionnalité que j’apprécie : la possibilité d’interrompre le scan et de le reprendre plus tard. Le document est stocké, et il est possible de rajouter des pages un peu plus tard, sans devoir scanner tout le document d’un seul coup. Ce point rend l’outil beaucoup plus puissant que les imprimantes ne disposant pas de cette fonctionnalité.

Pourquoi trois applications ?

CamScanner est performante, mais ne propose pas un système de classement aussi élaboré que Scribzee et Evernote. Si je scanne plusieurs documents, je ne peux pas les ranger dans des tiroirs. Acheter les papiers de Scribzee ne donne pas simplement accès à un papier, qui serait moins cher dans une autre marque, mais donne accès à un espace de stockage organisé.

Gain de temps, de poids, d’espace… Comme prendre des notes est important pour moi, j’ai beaucoup de carnets. Pouvoir tout rassembler sur un seul outil me plaît et me semble très intéressant.

Je ne suis pas sponsorisée par ces applications pour vous en faire la promotion. J’ai vu leur utilité pour moi et je me dis que peut-être cela pourra aider certains d’entre vous. J’espère que ces outils vous seront utiles. Si vous voulez, nous pourrons échanger à ce propos dans les commentaires.

Astuce formatage de disque dur

Si jamais vous avez besoin de formater votre disque dur externe pour qu’il soit lisible sur Windows et sur Mac, voici comment faire simplement. Il faut faire clic droit, formater, et mettre en format exfat.
Attention, cette manoeuvre efface toutes les données sur votre disque dur. Pensez à sauvegarder vos données ailleurs.
J’ai voulu faire de même pour mon mp3 mais l’appareil ne lit plus les chansons ensuite. Les mp3 semblent donc ne pas supporter le format exfat.
Si jamais vous avez tenté le coup vous aussi et que vos musiques ne sont plus lisibles, il suffit de repasser simplement au format par défaut avec un nouveau formatage.