La Quadrature du Net et la défense de nos droits numériques

Connaissez-vous La Quadrature du Net ? C’est une association qui défend nos droits en matière de numérique. Petit tour d’horizon des combats de l’association…

Lutte contre Hadopi

Vous vous souvenez de Hadopi ? Hadopi était censée empêcher le téléchargement illégal. C’était un des premiers combats de la Quadrature, et qui a eu de nouveaux rebondissements en 2020. Hadopi semble avoir été battue, mais il va falloir surveiller ses futurs remplaçants…

Protection de nos données personnelles

« Si c’est gratuit, c’est toi le produit ! » Vous avez déjà sans doute entendu ou lu cette expression quelque part. Comme vous le savez maintenant, des petits robots regardent ce que nous faisons sur internet pour récupérer des données (tirées de nos comportements) à des fins commerciales. Comme celle de nous envoyer de la pub pour que nous craquions et achetons objets ou services.

La Quadrature lutte contre cette marchandisation de nos données qui ne s’étend malheureusement pas qu’à l’aspect commercial. Autrement dit, nos données ne servent pas uniquement qu’à la publicité.

Lutte contre la censure

Vous avez sûrement vu passer la Loi Avia, loi contre la « haine ». Je vous en avais parlé dans cet article. C’est typiquement le genre de cas de censure qui mobilise la Quadrature.

La surveillance de masse

Pendant le confinement, des drones ont été déployé par les policiers afin de faire respecter les règles de confinement. Ces appareils volants sont équipés de caméras et pouvaient donc enregistrer nos déplacements… Ce qui pose de nombreux problèmes.

Les drones étaient aussi utilisés pendant les manifestations contre le gouvernement. Et ils pouvaient donc enregistrer eux aussi…

Le matériel pour accéder à internet

Et si pour accéder à internet sans être surveillé, nous devions créer notre propre réseau avec notre propre matériel ?

Pour un internet libre

Eux aussi font la promotion d’un internet libre. Face à la menace d’un resserrement « sécuritaire » et d’une atteinte à nos droits numériques, s’émanciper des géants du web devient plus que nécessaire pour préserver nos libertés…

Qu’est-ce qu’un VPN ?

Le 10 juin, le Sénat a voté une décision qui va probablement pousser beaucoup d’internautes à passer sur un VPN.

Mais c’est quoi un VPN ?

Big Brother is watching you…

Actuellement, lorsque vous surfez sur internet, vous êtes surveillé (sauf si vous avez pris des dispositions contre). Cela signifie, par exemple, que des robots suivent ce que vous faites sur internet pour vous balancer de la pub personnalisée partout.

Vous allez me dire que ce n’est pas grave, ce n’est que de la pub. Oui mais il y a certaines activités que vous aimeriez bien garder secrète quand même, parfois… N’en déplaise au Sénat.

Puis ce serait aussi sympa de ne pas être influencé pour acheter tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi) et conserver son argent pour des choses plus importantes. Il paraît qu’il faut relancer l’économie, mais les autres d’abord hein ?

Pour vivre heureux, vivons cachés…

Il y a donc des solutions pour se cacher totalement des robots. Attention à la navigation privée, qui n’est pas toujours satisfaisante…

Une de ces solutions pour se cacher totalement est le VPN. Il s’agit d’un Réseau Privé Virtuel. C’est un outil qui permet de cacher toutes les données qui nous identifient quand nous naviguons sur internet. Le VPN nous permet donc de surfer sur le web en étant cachés !

Cette option est particulièrement intéressante dans les pays en dictature et les pays qui cherchent à restreindre nos libertés numériques de plus en plus. Et les actualités récentes me font craindre le pire… Nous allons tous devoir apprendre à se cacher sur le web si ça continue…

Manipulation de Wikipédia

Vous connaissez tous Wikipédia, cette encyclopédie en ligne collaborative. Tout le monde peut la consulter. Tout le monde peut créer ou modifier un article pour offrir aux lecteurs son expertise dans son domaine favori.

La fiabilité de Wikipédia est très souvent remise en question parce que tout le monde peut participer à l’encyclopédie. Même si les modérateurs et les habitués du site veillent. Heureusement, toutes les modifications sur les articles sont visibles. C’est ce qui a permis de voir une tentative de manipulation de Wikipédia

Ces politiciens qui essaient de réécrire l’histoire

Eh oui… Il y a des politiciens qui essaient de changer des articles sur Wikipédia, pour que ce soit plus en leur faveur.

Voilà un article des Numériques concernant Laeticia Avia et une histoire gênante qu’elle essaie de modifier au fur et à mesure… Avec difficulté, parce qu’il y a des gens qui remettent la vraie version de l’histoire à chaque fois ! Une guerre se mène en coulisses pour empêcher les affaires gênantes de disparaître !

Mais ce n’est pas la seule personne concernée et le problème dure depuis bien longtemps.

Pour lutter contre ça, il y a ce bot Twitter qui notifie toutes les modifications faites sur Wikipédia par des membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale etc.

Pourquoi ce fait m’interpelle ?

Nous sommes encore au coeur du bourbier de l’épidémie de coronavirus. Vous vous souvenez de l’affaire des masques ? Ces professionnels de santé au contact direct de patients atteints de ce coronavirus sans protections ?

Vous voyez tous ces hommes politiques qui cherchent à cacher la pénurie de masques, faire comme si tout s’était bien passé en fait ?

Après une guerre, il y a toujours des tentatives pour réécrire l’Histoire et cacher les cadavres sous le tapis…

Remplacez Facebook !

Vos données et votre vie ne sont pas privées sur le réseau social. Nous le savons tous. Les scandales entachant la firme ont été suffisamment nombreux pour que nous soyons au courant.

Mais nous avons tout de même toujours besoin de communiquer… Alors pour le faire plus librement, je vous propose de vous intéresser à Diaspora et ses pods.

Diaspora : réseau social alternatif

Diaspora est un réseau social, et l’application qui héberge ce réseau. Pour y accéder, il faut s’inscrire sur un serveur, nommé pods. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi créer votre propre pods.

Un pods décentralisé

Au lieu que toutes les données arrivent sur le serveur d’une seule entreprise, les données de Diaspora sont conservées sur un seul petit serveur. Il y a donc plein de petits serveurs Diaspora au lieu d’un seul gros serveur Facebook ! Cela évite qu’une seule grosse entreprise ait la main dessus.

Un réseau libre

Facebook vous oblige à donner votre identité réelle pour profiter de ses services. Si vous ne le souhaitez pas et mettez un pseudonyme, quelqu’un peut vous signaler à Facebook qui vous obligera à dévoiler votre identité.

Sur Diaspora, vous êtes libre d’afficher votre identité ou de mettre un pseudonyme.

Libre signifie aussi que vous pouvez accéder au code du réseau, pour observer le fonctionnement de l’application et être certains que votre liberté n’est pas reniée. Vous pouvez aussi aider à maintenir le code. Et faire ce que vous voulez faire avec le réseau.

Votre vie privée… Reste privée

Diaspora ne récupère pas vos données. Et vous pouvez choisir avec qui vous souhaitez partager sur le réseau.

Diaspora est donc la solution idéale pour reprendre le contrôle de ses réseaux sociaux, avant que nous perdions nos dernières libertés.

Je vous invite vivement à aller voir, en cliquant ici.

Je tiens aussi à faire la promotion du pod de Framasphère, que vous pouvez trouver juste ici. Leur association oeuvre pour proposer des alternatives aux GAFA. Allez voir leur travail et soyez un peu plus libre.

Présentation de Framasoft

Reprenez le contrôle de vos données avec l’aide de Framasoft ! Vous ne voulez plus dépendre des services de Google et autres géants du web ? Vous voulez pouvoir contrôler vos données tout seul, sans que Google jette un oeil dedans ?

Les nouvelles décisions politiques vous font peur et vous chercher à vous créer votre petit asile en dehors de ce monde de fou ?

Devenez libre avec Framasoft !

Framasoft est une association visant à promouvoir les outils libres sur internet. Ainsi, grâce à eux, vous pourrez accéder à plein de logiciels libres pour votre ordinateur. Et il y a de grandes communautés qui s’occupent de maintenir ces logiciels.

C’est quoi un logiciel libre ?

Imaginez Google. C’est un outil très complexe. On ne sait pas trop comment il fonctionne. Par exemple, au niveau du référencement SEO sur Google, c’est compliqué même pour les professionnels.

En plus, Google récupère nos données pour les vendre et nous mettre des publicités.

En plus, on ne sait pas qui surveille nos activités sur Google et on ne sait même pas non plus réellement pourquoi.

L’idéal serait de pouvoir faire un Google libre. C’est-à-dire un navigateur internet dont on connaît le fonctionnement, et qui ne fait pas n’importe quoi avec nos données. Pour cela, il faudrait que tout le monde puisse avoir accès au code, à la façon dont le navigateur est fait. Comme ça, nous pouvons être sûr que le navigateur respecte nos données. Bien sûr, tout le monde ne sait pas coder, ni déchiffrer du code, ni comprendre. Mais le fait de le rendre accessible à tout le monde permet à ceux qui en ont les capacités de jeter un oeil aux rouages de la machine et de surveiller que tout fonctionne correctement dans l’intérêt de tout le monde.

Récupérons notre liberté sur Internet

L’idéal serait que nous puissions avoir tout un système internet et « ordinateur » (par exemple un bloc note) libre. Il faudrait que nous puissions jeter un oeil dans tous les outils que nous utilisons pour être sûr que la machine fait bien ce que nous voulons et respecte nos données.

Il faudrait que chacun puisse voir le coeur même des codes et des machines, pour s’assurer que notre liberté n’est pas bafouée.

En plus, cela permettrait aussi quelque chose d’extraordinaire. Si chacun peut faire ça, nous aurons beaucoup plus de gens à même d’améliorer les outils et de corriger les problèmes. Et comme nous sommes beaucoup sur Terre… Nous irions beaucoup plus loin…

Framasoft avance vers cet idéal

Grâce à eux, vous avez accès à quantité de logiciels et d’informations. Avec des connaissances pour prendre tout ça en main.

Saluons aussi l’engagement de toutes ces personnes qui oeuvrent pour créer des logiciels libres.

Face à un avenir incertain, à l’enterrement progressif de nos droits et de nos libertés, reprenons tous le contrôle. Et ça commence en allant voir Framasoft (cliquez pour aller sur leur site).

Vous avez tout à cacher sur internet

Parmi nous, il y a des gens alarmistes qui s’inquiètent de la surveillance généralisée sur internet. Beaucoup répondent à ces personnes qu’ils n’ont rien à cacher, donc que cette peur ne les concerne pas.

L’abandon progressif de la vie privée

Dire que votre droit à la vie privée importe peu, car vous n’avez rien à cacher revient à dire que votre liberté d’expression importe peu, car vous n’avez rien à dire. Car même si vous n’utilisez pas vos droits aujourd’hui, d’autres en ont besoin. Cela revient à dire : les autres ne m’intéressent pas.

Edward Snowden

Big Brother is watching you

Le célèbre livre 1984 de George Orwell. Winston Smith, héros de cette dystopie, prend conscience du réseau de surveillance générale et de correction des pensées des gens qui sont en place dans son monde. Problème : il n’arrive pas à avoir les mêmes pensées que tout le monde. Alors que la surveillance est littéralement partout, jusqu’au coeur des foyers, le seul endroit où il peut être à peu prêt libre est un coin de son appartement. Un endroit auquel n’a pas accès le télécran, la caméra de Big Brother.

Ce n’est qu’un livre ?

Pas tant que ça. Big Brother vous regarde. Quel est votre premier réflexe le matin en vous réveillant ? Allumer Facebook ? Tout ce que vous faites sur Facebook : récupéré.
Tout ce que vous faites sur internet : récupéré.

Pour être plus précis, le plus intéressant n’est pas le contenu mais les données à côté du contenu. Les données qui sont attachées à ce contenu. Comme la localisation d’une photo, ou d’un appel. Les carnets de contacts. Ces métadonnées donnent encore plus d’informations

Tout ce que vous faites sur internet est visible.

Vous n’avez rien à cacher ?

Peut-être que oui, pour l’instant. Peut-être parce que vous rentrez encore dans les clous, dans les normes établies.

Mais n’est-ce pas effrayant de savoir que vous êtes surveillé ? À quel point cela peut vous empêcher de faire ce que vous voulez, vivre ce que vous voulez ? Jusqu’à vous empêcher d’être ce que vous avez envie d’être ?

Et rien à cacher aujourd’hui mais demain ? Qu’est-ce qui deviendra suspect ?

Je vous avais parlé de la Loi Avia la semaine précédente. Pour continuer nos réflexions, je vous laisse ce film très instructif :

Il y a actuellement une campagne de financement pour donner une suite à ce film, qui aura pour vocation de nous apprendre à Disparaître, et se cacher sur internet.

Parce qu’il y a tout à cacher.

Pourquoi la loi Avia est dangereuse

Cette après-midi, la loi Avia va passer en dernière lecture à l’Assemblée. Cette loi est dangereuse et il faut clairement qu’elle ne passe pas. Pourquoi ?

Loi contre la haine sur internet

Vous avez probablement, comme moi, beaucoup erré sur internet. Vous avez donc pu aussi constater qu’il y a des internautes qui ne sont pas tendres entre eux. Et que ce n’est pas qu’un petit phénomène. C’est général, connu, et nuisible pour beaucoup de gens.

Une loi contre la haine semble donc une bonne idée. Mais…

Une loi « anti-terroriste »

La loi contre la haine est devenue une loi anti-terroriste. Bon. Une loi contre le terrorisme, c’est plutôt sympa. Encore plus si cette loi peut empêcher des drames horribles.

Mais…

Plus de pouvoirs pour la censure

Cette loi donne plus de pouvoirs pour la censure sur les réseaux sociaux. Okay. Si cela peut nous empêcher de voir des vidéos de massacres sur Twitter, c’est plutôt une bonne idée. C’est véridique, je suis vraiment tombée là-dessus sur Twitter.

Mais…

Où, quoi, quand, comment ?

Il s’agit de censurer les grosses plateformes, comme Google, Facebook… Quand un contenu « problématique » est signalé par la police à ces plateformes, elles doivent le supprimer au bout de 24h. Si le contenu n’a pas été effacé dans le délai imparti : amende. Et les fournisseurs d’accès à internet devront nous débarrasser de ce contenu.

Cette loi a encore été « améliorée » pour viser tous les sites. Par exemple, je peux être touchée moi aussi par cette demande. Et j’aurais seulement une heure pour effacer le contenu.

Mais quel est le contenu problématique ?

C’est la police, et elle seule, qui va pouvoir décider de censurer. Mais que va censurer la police ? Elle va pouvoir décider de censurer tout ce qu’elle veut !

Et nous sommes dans une époque particulièrement troublée. Rappelez-vous toutes les manifestations contre le gouvernement ! Les soignants, les gilets jaunes, Extinction Rébellion ! Tous ces gens qui tentent de paralyser la machine gouvernementale en frappant directement au portefeuille de ce dernier.

Toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement et qui expriment leur désaccord sont menacées. Je n’aime pas Stop Covid et j’explique aux gens pourquoi cette application est dangereuse ? Censure.

À terme, si cette loi arrive à se mettre en place et se faire appliquer, nous allons droit vers de graves dérives. Avec un gouvernement qui fait passer toutes les lois qu’il souhaite à coup de 49,3, et de flash-balls. Rappelez-vous aussi que nous allons vers une crise économique majeure « à cause » du coronavirus (bien qu’à mon humble avis, c’est le système financier actuel qui est responsable de la crise, non le virus). Le gouvernement peut détruire nos droits pour renflouer les dettes creusées « par la crise » et nous ne pourrons plus exprimer notre mécontentement.

Une censure généralisée

Une fois la loi en place, il sera très facile de décider d’élargir la définition de ce qui est censuré. Parce qu’il n’y en a pas, et c’est uniquement à la police de décider de ces choses-là.

Impossible d’exprimer son désaccord politique. Impossible d’avertir les gens des dangers de telle loi, telle application.

Mais nous risquons d’aller beaucoup plus loin. Les mangeurs de légumes et de graines étaient déjà accusés de terrorisme. Rechercher une recette de steak végétal va-t-il nous ranger dans la catégorie des « fichés S » pour plaire au lobby de la viande ?

Une transformation de la pensée

Vous allez dire que je vais un peu loin… Mais laissez-moi développer. Sachez que je suis hypnotiseuse. J’utilise les mots pour créer des choses particulières dans l’esprit des gens. Et après les gens vont mieux et souvent, nous rigolons beaucoup.

Je ne vais pas développer sur ce sujet à fond ici, parce que l’article va être beaucoup trop long et s’éloigner du sujet principal.

Sachez que les mots forment notre pensée. C’est bien difficile d’exprimer une pensée sans les mots qui l’accompagnent. Essayez par exemple d’inventer une couleur qui n’existe pas.

Censurer les mots des gens, c’est empêcher les gens de former certaines pensées. Si je ne sais pas que des gens sont en colère contre le gouvernement à cause des dernières lois, comment puis-je me mettre en colère moi aussi ? En me tenant au courant des dernières informations ? Mais je n’y comprends pas grand-chose en lois. Si la censure fonctionne, je n’aurais plus accès à tous ces gens qui m’expliquent tout ce bazar !

C’est aussi un problème pour le gouvernement

Parler avec quelqu’un peut amener à des débats à cause d’opinions contraires. Ce qui se produit très souvent dans des dialogues. Mais c’est très instructif. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses grâce à ça, et muscler notre pensée.

Censurer les débats, c’est se priver d’apprentissages.
Censurer le peuple en désaccord, c’est croire que tout le monde est d’accord. Croire que la démocratie fonctionne bien parce que tous les gens pas d’accord se font frapper à coups de matraque, c’est problématique. Croire que tout va bien parce que toutes les poussières sont cachées sous le tapis…

C’est un gouvernement, un patron, qui s’éloigne encore plus de son peuple, de ses salariés.

C’est 2020, une année qui a décidément bien mal commencé.

La durée de vie de cet article

J’exprime un désaccord avec le gouvernement. J’explique pourquoi je suis mécontente.

Si un policier signale mon article de nuit, je ne pourrais pas le supprimer en moins d’une heure. Écrire cet article me met en danger. Probablement d’autres articles sur le blog aussi.

Profitez donc de cet article avant qu’il disparaisse.

Je vous en donne d’autres, de la Quadrature du Net, à lire avant que nous basculions en dictature :

Abonnez-vous aussi au compte Twitter de la Quadrature du Net. Tenez vous au courant, tant qu’on le peut encore.

Attention à la boulimie d’infos !

Je pense que l’épidémie de coronavirus, ou encore de son petit nom Covid_19, ne vous a pas échappé.

Un des problèmes qui m’ont beaucoup touché dans les premiers temps et sûrement vous aussi c’est la boulimie d’informations. Notre cerveau a besoin de manger de l’information. Or, comme nous sommes sans arrêt stimulé… Notre cerveau en mange beaucoup. C’est même un enjeu pour la publicité.

Le problème avec cette épidémie est que nous avons envie d’avaler encore plus d’informations. D’autant plus que nous ne connaissons pas réellement ce virus, que les médecins ont des difficultés à comprendre les effets de ce petit bout dans notre corps, qu’il est potentiellement très dangereux et qu’il bouleverse notre vie à tous.

Personnellement, dans les premiers temps, j’ai passé du temps sur les réseaux sociaux pour récupérer le maximum d’informations possible, en espérant comprendre ce qui allait nous tomber dessus. En plus notre cerveau a envie de comprendre, de donner du sens.

Les réseaux sociaux nous gavent

(Mal)heureusement, les réseaux sociaux permettent de rassembler plein d’informations et de laisser libre cours à notre boulimie d’informations. Le pire, à mon goût, est Twitter. Ce fichu oiseau me fascine tellement depuis le début de l’année (il faut dire que 2020 a commencé de manière tellement bizarre !). Les hastags de Twitter sont terribles. Plus les gens utilisent un hastag, plus le mot tagué apparaît à droite, en tendance. De fait, il suffit de cliquer dessus pour avoir plein d’informations sur le coronavirus et la situation dans le monde lié à la pandémie. De quoi manger jusqu’à ne plus pouvoir rien ingérer !

Pire encore, les réseaux permettent de transférer encore plus facilement les fakes news les plus angoissantes. Notez que sous le terme fake news je regroupe les informations fausses et les informations dont je ne peux pas vérifier la véracité. Comme les vidéos de gens qui tombent en pleine rue, atteints par le virus. Je ne sais pas si c’est réel. Et je dois vous avouer aussi que je n’ai pas envie de savoir si c’est réel. Parce que tout ça soulève un autre problème.

Cette boulimie d’informations, disponible en continu, nous rendant comme des oies gavées par Big Brother, est terriblement angoissante. Je vais éviter de transformer ce texte en article de neurosciences. Si vous êtes intéressés par ce sujet, filez sur mon blog d’hypnose. Je vais donc tenter de rendre l’information plus digeste, simple, et métaphorique. Dans notre cerveau nous avons une alarme. Elle s’allume quand nous sommes en danger pour entraîner une réaction de notre part, comme la fuite ou le combat.

Les réseaux sociaux nous alarment

Peut-être que vous arrivez à gérer la situation correctement, et dans ce cas, bravo. Mais pour beaucoup de gens, toutes ces informations anxiogènes allument l’alarme tout le temps. Nous avons bien une partie de notre cerveau qui avertit l’alarme quand le danger est passé et que nous pouvons nous calmer et reprendre un rythme normal. Mais là, ce coin de notre cerveau ne peut pas travailler correctement. Il y a bien trop d’informations pour cet ensemble de neurones. Alors l’alarme reste allumée, et ça stresse, angoisse, fait peur. Et le problème est que plus l’alarme est allumée… Plus elle reste allumée.

Et toute cette boulimie d’informations continue de dire à l’alarme de continuer de sonner… Et tant que nous ne décrochons pas de Facebook, Twitter et compagnie… Parce que ces sites sont faits pour nous donner envie de rester et donnent à nos cerveaux friands beaucoup d’informations à manger. En tant que webdesigneuse, je peux voir ces mécanismes qui nous poussent à s’accrocher aux sites pour recevoir notre dose d’informations, de dopamine et le reste… C’est d’autant plus dommage que là, plus nous restons sur les réseaux, plus nous risquons de tomber sur une information effrayante !

Alors pensez-y. Essayez de limiter votre faim d’informations. Je sais, ce n’est pas simple. Mais cela va avoir une influence directe sur votre état d’esprit, votre bien-être mental. Plus vous limitez les informations inquiétantes pour votre alarme, plus celle-ci va se calmer.

Et ce conseil, ce principe, il va aussi falloir que je l’applique moi-même !

Twitter : instrument d’éducation, pour le meilleur et pour le pire

Avec le hastag #monpostpartum, je découvre le monde de l’accouchement et de la période post-accouchement. Je suis à la fois ravie d’apprendre autant de choses que je ne savais pas, heureuse que la parole se libère, et terriblement inquiète.

Twitter et la société

Je vous ai beaucoup parlé de Twitter les semaines précédentes, et je vais encore récidiver cette semaine. Mais ce qu’il s’y passe, comme depuis le début de l’année, est important. Au démarrage simple réseau social, ce site est le porteur d’enjeux de société énormes. C’est pourquoi je m’y intéresse aujourd’hui, tant de mon point de vue de webdesigneuse, que de femme au coeur de cette société.

Twitter : un outil d’apprentissage

Sur ce hastag, beaucoup de femmes sont venues expliquer comment s’est passé leur.s accouchement.s et la suite. Elles déplorent aussi le manque de connaissances sur le sujet, sur ce qui les attend pendant le grand jour et après. Savoir quels problèmes peuvent arriver n’empêche pas forcément qu’ils adviennent… Mais cela rassure de le savoir ! Et dans beaucoup de témoignages, les mères n’étaient pas préparées à ce qui allait potentiellement leur arriver. Elles ont accouché, et se sont retrouvées jetées dans la nature sans mode d’emploi ensuite.

Avec ces témoignages, les femmes racontent enfin tout ce qui peut arriver pendant cette période délicate. Elles expliquent, rassurent, montrent le pire comme le meilleur. Face aux commentaires apeurées, certaines dédramatisent, accompagnent. Les termes techniques et les explications sont donnés. Toutes ces informations peuvent aider à se préparer au grand saut.

Mais pourquoi je ne savais pas ça avant ?

Plus jeune, je voulais être infirmière puéricultrice. J’ai donc suivi une partie de la formation en ce sens, avant de me réorienter. Ma grande passion de l’époque : la biologie et physiopathologie humaine. J’étais incollable sur ces domaines. Mais face aux témoignages, je me rends compte que je sais bien peu de choses sur ce qui arrive aux femmes pendant et après l’accouchement. La différence entre ma connaissance du corps de l’époque et mon absence de savoir concernant la grossesse et le postpartum me choque. En plus, je suis une femme. Tout ce que je lis peut m’arriver. Et je ne suis même pas informée. Et les femmes donnant leur.s témoignage.s n’étaient pas au courant non plus. Quelques hommes se retrouvent aussi désemparés au moment-clé, par manque de connaissances, au moment où leur conjointe a besoin de leur accompagnement. Leurs témoignages à tous sont une mine d’or pour tous ceux qui vont bientôt y passer.

Mais pourquoi ne savions-nous donc pas ça avant ? Il y a pourtant un suivi pendant la grossesse. Il y a pourtant plein de femmes autour de nous qui peuvent informer. Pourquoi la transmission d’informations ne se fait-elle pas ? Je ne vais pas réaliser un article à ce sujet, m’éloignant trop du webdesign. Mais là encore, les témoignages peuvent nous donner des idées pour comprendre la situation.

Twitter : un reflet de la société

Les femmes sont censées tout encaisser sans broncher, même ce qui n’est pas utile. Comme le point du mari, pratique barbare qui n’a pas disparu, comme en témoignent les victimes. Elles doivent absolument prendre une péridurale, écouter les conseils de ces soignants qui savent tout mieux qu’elles, sourire, ne pas pleurer, être heureuse avec ce corps en guerre. Une fois à la maison, elles doivent assumer le service après-vente au lieu de mourir, parce que c’est ce qui est attendu d’une femme. Et en plus, elles doivent se remettre très vite, paraître fraîches, et se jeter de nouveau dans le monde social avec ce qui leur reste de corps et d’esprit. Il faut qu’elles « paraissent ». Pire encore, être mère est considéré comme le plus beau moment de sa vie. Quid de tous les côtés les plus terribles ? Personne ne les mentionne ceux-là…

Nous devrions tous savoir tout ça avant

Les femmes comme les hommes. Nous devrions être éduqué à ce sujet et ne pas découvrir ça sur un hastag Twitter. Et même si l’hôpital peut accompagner correctement les parents pour les former à leur vie futur. D’abord parce que vu l’état de la société française en ce moment, je me demande comment les hôpitaux tiennent encore debout. Puis, parce que nous arrivons au monde avec un corps, la moindre des choses serait de savoir ce qu’il va se passer avec. Mais, comme nous l’avons vu avec le manifestant qui a « craché » du SIDA sur un policier (apparemment), c’est loin d’être le cas dans notre système éducatif. Nous pourrions aussi, au passage, apprendre aux hommes à être père pendant cette période. Même si la guerre se passe principalement dans le corps de la femme, qu’ils puissent assurer eux aussi et soutenir ce combat.

Twitter pour libérer la parole

Ce n’est pas la première fois que Twitter est utilisé par une partie de la population pour mettre en lumière un problème de la société. Rappelez-vous le mouvement Me too par exemple. Mais Twitter peut-il devenir un outil pour libérer les femmes du patriarcat et de toutes les inégalités qu’elles subissent ? Personnellement je ne sais pas. Nous savions déjà que le phénomène du point du mari existait. Nous en avions déjà entendu parler. Mais pourtant, cela continue toujours. Les mentalités n’ont pas changé de ce côté-là. Et la souffrance des femmes pendant l’accouchement et après pose encore problème malgré les polémiques de ces dernières années.

Alors je ne sais pas si Twitter peut aider ses utilisateurs à changer totalement la société pour construire un monde meilleur. En revanche, au niveau plus individuel, les individus se soutiennent, s’expriment, échangent. Grâce à toutes ces explications, j’espère que des femmes et des hommes partiront un peu plus équipés sur la voie de la parentalité. Peut-être que nous ne pourrons pas changer la société tout de suite. En revanche, Twitter change les gens. Et peut-être qu’un jour, suffisamment de personnes auront évolué.

Pour conclure, je ne peux que remercier toutes ces personnes qui témoignent. J’espère que votre témoignage nous permettra à tous d’avancer. Merci.

La surveillance généralisée

La surveillance généralisée nous concerne tous. Parlons, pour l’instant, de la surveillance sur les réseaux sociaux. Ce qui se passe actuellement est inquiétant.

La surveillance sur les réseaux sociaux

Pour ceux d’entre vous qui ont des comptes sur les réseaux sociaux, vous êtes concerné par cette surveillance. Bien entendu, il y a la surveillance à des fins commerciales. Les algorithmes récupèrent la moindre miette d’information pour vous proposer une publicité et rapporter de l’argent au réseau social. Mais cela ne va pas être le sujet de l’article. Parlons d’une surveillance plus large.

Big brother is watching you

Okay vous allez me dire que vous n’avez rien à cacher. Peut-être, et dans ce cas tant mieux pour vous. Mais connaissez-vous les nouvelles lois qui sont passées ces derniers temps ?

Le fisc vous surveille

Le fisc peut maintenant surveiller vos comptes sur les réseaux sociaux, à l’affût de signes montrant un niveau de vie plus élevé que ce qui est déclaré sur vos impôts. Vous déclarez peu de revenus et vous affichez votre Rolex sur Facebook ? Vous allez vous faire repérer par le fisc. Okay il semble normal que nous payions tous des taxes en fonction de notre niveau de vie pour le bon fonctionnement de notre société. Les fraudeurs doivent être repérés et punis.

Le droit à l’erreur

Vous n’allez sûrement pas oublier de déclarer un appartement, un mandat, une assurance quelque part. Mais pour ceux qui ont du mal avec les calculs… Et qui font une erreur… Les formalités administratives ne sont pas des plus simples. Puis une partie de la population va avoir un gros problème. La majorité des démarches vont se faire en ligne, sur internet. Or, tout le monde n’est pas à l’aise avec ces technologies, ni même équipé. Puis il faut avouer aussi que l’ergonomie de ces sites n’est pas toujours la plus adaptée et la plus efficace. Que d’heures passées, perdues au milieu de ces pages, sans trouver le bon bouton ! L’expérience n’est pas agréable et en plus, il faut faire encore plus attention aux erreurs, parce que le fisc surveille…

Une vision dystopique

Si tous les outils sont mis en place pour que le fisc puisse surveiller tout le monde facilement pour éviter les fraudes, qui va nous garantir que les objectifs recherchés ne vont pas changer ? Aujourd’hui, le fisc traque les fraudeurs, mais demain ? Que sera un fraudeur ? Quelqu’un avec peu de moyens qui achète des pâtes de marque ? Vous achetez un cadeau à votre enfant alors que vous n’êtes pas censé en avoir les moyens ? Vous faites de la récupération au lieu de vous ruiner dans les magasins ? Bon cette dernière question n’est pas encore classée comme tendance « dangereuse » mais qui peut dire de quoi demain sera fait ? Les personnes végétariennes et vegans sont déjà considérées comme extrémistes…

Pour une vision dystopique plus poussée et plus effrayante, regardez ce qui se passe en Chine. Voilà ce que nous risquons.
Même si vous n’avez rien à cacher, peut-être que demain le simple fait d’exister sera taxé. Pour l’instant, pour lutter contre ça, vous pouvez mettre vos profils de réseaux sociaux en « privé ». « Normalement », le fisc ne pourra pas voir ce qui est caché. Pour l’instant… Et demandons des garanties, des lois garantissant que nos droits ne soient pas bafoués. Demandons que la CNIL, organisme qui surveille que nos droits et devoirs en ligne soient respectés, soit écoutée.

Surveillance plus générale

Qui décide de ce qui est bien ou pas pour la population française ? Qui décide de comment elle doit penser et du contenu de ses pensées ? Personne ne devrait décider ça. Vous avez peut-être entendu parler des tentatives d’influences politiques visant à mettre Trump au pouvoir. Peut-être avons-nous eu la même chose chez nous… Et que va-t-il se passer si vous affichez votre désaccord avec les politiques gouvernementales sur les réseaux sociaux ? Des lycéens luttent actuellement contre les nouvelles épreuves E3C. Ils organisent pour cela diverses actions dont des manifestations et des blocus pour perturber le bon déroulement des épreuves. Certains d’entre eux se retrouvent interdit de composer aux épreuves, probablement à cause de leur appartenance à un compte Instagram concernant les blocus. Cette hypothèse est encore incertaine parce qu’il y a des étudiants sanctionnés et d’autres non. Les punitions semblent frapper aléatoirement. Néanmoins cela pose problème. Afficher son opinion n’est pas bien vu et sévèrement réprimé. De même que la liberté de s’informer. Quid des étudiants qui voulaient simplement savoir où en étaient les blocus pour savoir à quoi s’attendre en allant au lycée ?

Quels moyens avons-nous aujourd’hui pour afficher notre opinion sans brûler des poubelles ou se prendre des coups de LBD ? Nous n’avons plus les urnes, nous n’allons plus avoir les réseaux sociaux…

Qui va dire ce qu’il est bien ou pas ? Personne ne devrait avoir à prendre ces décisions ni l’imposer. Et aujourd’hui, si les mangeurs de graines et de tofus (petite référence télévisuelle) sont mis dans le même panier que les terroristes, alors nous pouvons être pessimistes.

Pour conclure… Et quelques lectures…

Je ne devrais pas vous dire d’être prudent. Vous devriez avoir le droit d’afficher vos opinions, votre collection de pots en verre pour vos conserves, votre superbe omelette sans oeufs.

Mais soyez prudent et attentif. L’actualité sociale est actuellement très chargée et ce qu’il s’y passe est effrayant. Je crains que les réseaux sociaux deviennent une arme de surveillance de masse (si elle ne l’est pas déjà, ce qu’il est possible d’argumenter, mais cela peut aussi empirer…).

Je vous mets ici quelques lectures. Vous aurez des sources et des informations complémentaires.